Appel à prévenir la probable pénurie du technétium 99, élément essentiel en médecine nucléaire

Appel à prévenir la probable pénurie du technétium 99, élément essentiel en médecine nucléaire

Le technétium 99 est une élément radioactif indispensable pour la réalisation des scintigraphies, des examens diagnostiques d'importance majeure en oncologie, cardiologie, neurologie, endocrinologie, urologie, pneumologie... et il risque de manquer drastiquement dans les années à venir.

En 2015, le réacteur Osiris de Saclay, seul producteur de technétium en France, fermera ses portes sous l'avis de l'Autorité de la Sureté Nucléaire. En attendant la mise en service du réacteur Jules Horowitz prévue pour 2018, la disponibilité de cet élément pourra subir une pénurie importante dans la période entre 2016 et 2018.

Dans son Rapport au Gouvernement, l'Académie Nationale de Médecine a souligné l'impossibilité de substitution du technétium pour la plupart des examens scintigraphiques et lesconséquences graves pour des dizaines de milliers de patient(e)s. Le Gouvernement va devoir prendre bientôt une décision au sujet de la fermeture ou de la prolongation en activité du réacteur Osiris.

Pour cela, nous appelons les Pouvoirs Publics à mettre tout en œuvre pour éviter qu'une telle carence impacte de façon dramatique les personnes actuellement malades et les futurs patients. Une tribune à ce sujet a été publiée par Giovanna Marsico sur l'édition du Huffington Post du 27 juillet dernier.

Nous serons ravis que vous souteniez cette action et signiez notre pétition !

PARLER DE SANTÉ SUR LE WEB, QUELLE(S) CONSÉQUENCE(S) ?

PARLER DE SANTÉ SUR LE WEB, QUELLE(S) CONSÉQUENCE(S) ?

 Nous vous proposons de participer à une large enquête nationale sur les données de santé informelles, les traces numériques que nous laissons sur le web, les réseaux sociaux... via un sondage intitulé "Parler de santé, sur le web, quelle(s) conséquences ?"

 

 

 

 

Accès à l’innovation en cancérologie : quelles évolutions pour les patients en 2014 ?

Accès à l’innovation en cancérologie : quelles évolutions pour les patients en 2014 ?

Notre enquête sur  l'accès aux thérapies innovantes vient de se cloturer. Mille mercis aux 678 personnes qui ont participé et rendez-vous le 14 février pour  la résititution des résultats !

 

 

 

 

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La décision médicale partagée

Mercredi, 12 Décembre 2012 08:03

Selon l'HAS, le concept de décision médicale partagée est une idée neuve qui s’est imposée à la fin des années 90 comme une priorité majeure dans la relation médecins-patients.  Pourquoi ?

1. l’affirmation croissante de l’autonomie de la personne qui implique des droits (droit d’être informé, droit d’accéder à son dossier médical, droit de décider) ;

2. l’explosion des connaissances accessibles au patient par Internet ;

3. l’Evidence Based Medicine (EBM) qui met en évidence des niveaux de preuve pouvant hiérarchiser certaines décisions ;

4. l’existence de situations médicales comportant plusieurs options et pour lesquelles les décisions à prendre ne sont évidentes, ni pour le médecin ni pour le patient....

Source : Haute Autorié de Santé >>

HASLa décision médicale partagée implique que le patient soit correctement informé sur son état de santé. Dès lors, l’information va réduire les conflits dans les choix à effectuer et va entraîner une adhésion du patient plus grande, en particulier au cours des maladies chroniques. Fait remarquable, un plus grand niveau d’information ne semble pas synonyme d’un plus haut niveau d’anxiété pour le patient.
 
Mais comment être sûr que l’information délivrée est de bonne qualité ? Certaines études indiquent que les patients ne sont pas toujours bien informés et des freins ont même été identifiés, dont la question des modalités de partage de l’information. Faut-il que le médecin donne l’information au cours d’un entretien en face à face, en utilisant des supports comme des brochures ou des cassettes vidéos, ou encore en laissant le patient aller chercher l’information sur Internet ? La question est d’autant plus importante que les praticiens disposent de peu de temps et que l’information doit être la plus objective possible.
 
Tout récemment, un essai contrôlé randomisé réalisé par des chercheurs de l’Université californienne de Los Angeles, dont les résultats sont présentés dans « Archives of Internal Medicine » a comparé les effets de différents supports Internet pour informer le patient dans le cadre du dépistage systématique du cancer de la prostate.
 
Ce dépistage est un excellent cas d’école pour étudier la qualité de l’information délivrée au patient. En effet, la prise en charge thérapeutique qui découle d’un diagnostic de cancer de la prostate est parfois plus invasive pour le patient que les conséquences liées à l’évolution naturelle du cancer. Se soumettre ou non au dépistage du cancer de la prostate est une décision souvent liée à la qualité de l’information que le patient a reçue. Un patient bien informé sur les conséquences éventuelles induites par la découverte d’un cancer de la prostate (en termes d’incontinence ou d’impuissance par exemple) ne se soumettra à ce dépistage que si les bénéfices d’un diagnostic précoce l’emportent sur ceux du traitement d’un cancer éventuel.

 

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