Après le cancer, la précarité

Pour de nombreux malades, cancer va avec appauvrissement. La maladie s’accompagne souvent de baisses de revenus conséquentes, jusqu’à ne plus pouvoir se nourrir ou payer les factures du quotidien. C’est un autre combat qui commence, pour continuer à vivre décemment, quand bien même la maladie est prise en charge à 100 %, sur la base du tarif conventionné de la sécurité sociale.

Bien que le cancer fasse partie des pathologies bénéficiant de l’ALD (Affection Longue Durée), avec une prise en charge totale, hors dépassement d’honoraires, un grand nombre des patients en activité lorsqu’ils sont diagnostiqués subissent une perte significative de revenus due aux arrêts de travail répétés et basculent inéluctablement vers la précarité.
Au-delà des frais liés à la maladie non remboursés ou remboursés partiellement (prothèses capillaires, prothèses mammaires temporaires ou franchises médicales par exemple), ce sont les dépenses courantes inhérentes à la vie quotidienne qui posent problème : alimentation, électricité, gaz, loyer, aides ménagères, assistantes maternelles…
Vient ensuite l’imbroglio administratif relatif à l’emploi ou aux assurances et aux retard de paiement consécutifs.
Souvent dépassées par l’ampleur, la complexité et la lourdeur des démarches, les assistantes sociales trouvent un relais proactif auprès d’associations capables de réagir avec acuité à ces situations d’urgence. A leur demande et dans le cas de situations complexes, l’association Juris Santé, spécialisée dans l’accompagnement juridique personnalisé des patients et proches aidants, vient à l’appui de leur mission.

 

Sylvie Favier

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