Appel à prévenir la probable pénurie du technétium 99, élément essentiel en médecine nucléaire

Appel à prévenir la probable pénurie du technétium 99, élément essentiel en médecine nucléaire

Le technétium 99 est une élément radioactif indispensable pour la réalisation des scintigraphies, des examens diagnostiques d'importance majeure en oncologie, cardiologie, neurologie, endocrinologie, urologie, pneumologie... et il risque de manquer drastiquement dans les années à venir.

En 2015, le réacteur Osiris de Saclay, seul producteur de technétium en France, fermera ses portes sous l'avis de l'Autorité de la Sureté Nucléaire. En attendant la mise en service du réacteur Jules Horowitz prévue pour 2018, la disponibilité de cet élément pourra subir une pénurie importante dans la période entre 2016 et 2018.

Dans son Rapport au Gouvernement, l'Académie Nationale de Médecine a souligné l'impossibilité de substitution du technétium pour la plupart des examens scintigraphiques et lesconséquences graves pour des dizaines de milliers de patient(e)s. Le Gouvernement va devoir prendre bientôt une décision au sujet de la fermeture ou de la prolongation en activité du réacteur Osiris.

Pour cela, nous appelons les Pouvoirs Publics à mettre tout en œuvre pour éviter qu'une telle carence impacte de façon dramatique les personnes actuellement malades et les futurs patients. Une tribune à ce sujet a été publiée par Giovanna Marsico sur l'édition du Huffington Post du 27 juillet dernier.

Nous serons ravis que vous souteniez cette action et signiez notre pétition !

AccueilActusUne pression économique sur la prise en soins des cancers

Une pression économique sur la prise en soins des cancers

Mardi, 19 Novembre 2013 12:16

L'approche économique du cancer a été au cœur des 6e Rencontres de la Cancérologie Française, début novembre, à Lyon. Une augmentation des coûts dans un contexte de crise. Faut-il s'inquiéter ? 

RCFr 2013

Le journaliste Damien Dubois, présent aux Rencontres, nous propose sa synthèse.

La recherche sur le fonctionnement des cancers s'affine de jour en jour. De nouvelles thérapies, de plus en plus ciblées, sont développées pour soigner de mieux en mieux cette maladie, ces maladies. On ne peut que se féliciter de ces progrès. Pourvu que cela continue...

Mais, il ressort de plusieurs échanges de ces deux jours que la question qui prend de plus en plus d'importance est : jusque quand pourrons-nous payer ces traitements ? Nous avons –pour l'instant– la chance d'avoir une sécurité sociale couvrant les coûts des traitements des malades atteints de maladies graves. Et malgré cela, le reste à charge est élevé pour les malades.

Cette pression financière est le revers des progrès de la recherche. Aujourd'hui, les cancers sont de plus en plus différenciés. Ils sont identifiés, notamment selon des marqueurs génétiques spécifiques. Pour chacun, des thérapies ciblées sont à l'étude. Chaque cancer devient, en quelque sorte, un cancer rare et les dépenses sont démultipliées.

Dans le contexte de crise économique que nous connaissons et de déficit chronique de la sécurité sociale, les malades et les associations qui les représentent peuvent légitimement s'inquiéter sur l'avenir de la prise en charge des cancers. Il y a ici un choix sociétal à effectuer.

Chez certains de nos voisins, des systèmes de prise en charge des soins ont évolué en prenant en compte un calcul de bénéfice/coût dans leurs barèmes. Nous en sommes pour l'instant protégés. Mais jusque quand ? Il est essentiel que chaque malade d'aujourd'hui et de demain ait accès au top de l'innovation. C'est une question d'éthique.

Cela ne revient pas à nier la difficulté financière. Mais des mesures peuvent être prises pour atténuer cette flambée des coûts des nouvelles molécules. Dans ces recommandations pour le 3e plan cancer, le Pr Jean-Paul Vernant, préconise un nouveau système de fixation des prix pour réduire le coût de l'innovation. Au-delà, des décisions courageuses permettraient de baisser d'autres coûts de la santé, comme la rationalisation des transports sanitaires, ainsi que le souligne chaque année la cour des comptes, ou le développement de la chirurgie ambulatoire.
Il faut hiérachiser les dépenses de santé qui doivent servir les intérêts des malades : la qualité de vie et le cheminement vers la guérison.

 

 

Vous devez bénéficier d'un compte sur Cancer Contribution pour pouvoir poster un commentaire.

AddThis Social Bookmark Button