Une charte d’entreprise pour les salariés atteints de cancers

charte

Limiter les conséquences sociales et économiques du cancer ou, plus largement, de la maladie chronique, en apportant le maximum de garanties pour le maintien et le retour dans l’emploi des collaborateurs concernés : c’est l’objectif de la charte signée en mai dernier par plusieurs entités désireuses de s’engager de façon opérationnelle dans l’accompagnement ses salariés malades.

 

Cette charte élaborée conjointement par l’Institut National du Cancer (INCa), l’ANDRH (Association Nationale des Directeurs de Ressources Humaines (ANDRH) et le réseau ANACT-ARACT (Agence Nationale pour l’Amélioration des Conditions de Travail – Association Régionale pour l’Amélioration des Conditions de Travail) dans le cadre du Club des Entreprises, dénombre onze engagements en faveur d’une meilleure assistance aux salariés atteints de cancers, articulés autour de quatre thématiques : maintien et retour à l’emploi, formation et information des parties prenantes, promotion de la santé, évaluation et partage.

En amont des recommandations exposées dans la charte, une réflexion a été conduite sur la base de l’expertise de ses rédacteurs. Elle a permis de mettre en exergue les axes stratégiques d’amélioration au sein des entreprises que sont l’information sur les risques associés au cancer et la sensibilisation des dirigeants et professionnels des ressources humaines aux questions relatives à la reprise du travail et au maintien dans l’emploi après la maladie.

« C’est une approche collective de situations individuelles » résume Pascal Metton, DRH Siège et Fonctions Support du Groupe Casino signataire de la charte. « Nous travaillons à tous les niveaux – DRH, manager, médecin du travail… – sur la relation au salarié malade, l’impact de la maladie sur l’environnement professionnel du salarié, en intégrant le temps des traitements et le recul nécessaire à la gestion de chaque situation ».  

Dix entreprises et collectivités adhérentes[1] ont à ce jour accepté de diffuser la charte dans l’ensemble de leur organisation pour « qu’elle soit connue, appropriée et utilisée » par tous.
 

[1] AFNOR, Association nationale des directeurs des ressources humaines, Bordeaux Métropole, Carrefour, Groupe Casino, Disneyland Paris, Fermiers du Sud-Ouest groupe MAISADOUR, Institut national du cancer, la Mutualité Française, Sanofi.

 

Sylvie Favier

Laisser un commentaire