Cancer du sein et cicatrices

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Ce sujet a 0 réponse, 0 participant et a été mis à jour par  Irene, il y a 4 ans et 5 mois.

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    Irene
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    Cicatrices de mastectomie :

    Une mastectomie est un acte subi, largement traumatisant, tant physiquement que psychiquement, peut-être encore plus à notre époque ou l’on parle beaucoup de progrès et de soins conservateurs.
    Il me semble, qu’au moment de l’annonce de cet acte chirurgical mutilant, la majorité des 15 000 (ou 17 000, chiffres à vérifier) femmes concernées chaque année, se trouve dans un état de choc tel, que la question des techniques de suture ne peut se poser pour elle à ce moment là et donc n’aborderont pas la question avec le chirurgien.
    La sidération a lieu à la découverte de la cicatrice quelques jours plus tard : une balafre de plus de 20 cm en lieu et place d’un sein, partie intégrante de notre corps.
    Cette cicatrice peut constituer une « double peine » lorsque le chirurgien a accompli un acte thérapeutique, a soigné sans prendre soin de faire une « belle cicatrice ».
    La couture n’est pas un acte mineur : cette cicatrice la femme la verra tous les jours en se lavant, en s’habillant, elle la montrera à des soignants… si elle partage sa vie avec un ou une autre, cette cicatrice sera là, bien visible lors de la relation amoureuse.

    Je pense que toutes les femmes ont le droit de bénéficier des progrès des techniques de chirurgie esthétique. Bien évidemment, toutes ne cicatriseront pas de la même façon. A ce propos, les chirurgiens ne demandent pas souvent si elles fument, alors que la nicotine joue un rôle négatif dans les mécanismes de cicatrisation.

    Docteur Katia Bustamante – Service de Chirurgie Plastique, Hôpital Saint Louis, Paris, dans A l’Ecoute des Autres Spécialités, n°3 Décembre 2002 :
    «La cicatrice reste pour le patient la trace indélébile d’une intervention chirurgicale….. Il (le chirurgien) peut en revanche s’appliquer à faire une belle suture.
    Une belle suture est la condition nécessaire, mais malheureusement non suffisante, pour une belle cicatrice. »

    Il est bien sûr question du plan cutané (surjet intradermique) et non de la suture sous cutanée (points séparés).

    Déjà en janvier 2001, un article du Bulletin du Cancer, Volume 88, Number 1, 45-53, dont les auteurs sont : Jean-Yves Bobin, Cécile Zinzindohoué, Christelle Faure-Virelizier , Département de chirurgie oncologique, Centre Hospitalier Lyon-Sud :
    « L’évolution des techniques actuelles vise à éviter les séquelles esthétiques : cicatrice préthoracique inesthétique avec des bourrelets, excès de tension cutanée, cicatrices « en échelles »
    « Le dessin de la résection cutanée doit permettre une mastectomie radicale …avec une conservation cutanée suffisante pour permettre une fermeture sans tension avec des fils de suture fins (000), non résorbables ou résorbables par un surjet intradermique. La cicatrice est ainsi la plus fine possible….Ces incisions seront de plus parfaitement adaptées aux différentes techniques de reconstruction du sein.»

    En fait j’aborde la question des cicatrices et des sutures sous l’angle de la mastectomie, parce que c’est une marque indélébile qui vivra autant que la femme (même après reconstruction).
    Cela étant la question s’applique autant au curage axillaire, à la tumorectomie et à toutes les cicatrices opératoires en générales.

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