Cancer du sein: prolonger à 10 ans l’hormonothérapie adjuvante réduit les rechutes et augmente la su

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    L’allongement de la durée du tamoxifène en adjuvant à 10 ans permet de réduire le risque de récidive tardive du cancer du sein et améliore la survie, montre l’étude ATLAS présentée mercredi au San Antonio Breast Cancer Symposium (SABCS).

    « Cinq ans de tamoxifène adjuvant est déjà un excellent traitement qui réduit le risque de récidive à 15 ans et les décès par cancer du sein avec expression des récepteurs aux estrogènes (ER+), mais l’étude ATLAS montre maintenant que 10 ans de tamoxifène fait même mieux », indique le Dr Christina Davies de l’université d’Oxford (Royaume-Uni), dans un communiqué du congrès.

    Le Dr Davies a présenté les résultats de cette étude qui sont publiés simultanément dans le Lancet. L’essai a été financé par Cancer Research UK, le Medical Research Council, l’Union européenne, AstraZeneca et l’armée américaine.

    L’essai a inclus 12.894 femmes opérées d’un cancer du sein. Elles ont toutes reçu du tamoxifène pendant cinq ans puis ont été randomisées entre cinq ans de plus ou l’arrêt du traitement selon le standard. Les données d’efficacité sont rapportées pour les 6.846 femmes ayant un cancer du sein ER+ et dont la moitié avaient un envahissement ganglionnaire, mais celles de tolérance concernent l’ensemble de la cohorte.

    Peu de différences ont été observées sur le taux de récidive et la mortalité entre la cinquième et la neuvième année, mais les 10 ans de tamoxifène ont eu un effet au cours de la deuxième décennie après le diagnostic avec une réduction de 25% du risque de récidive et de 29% de la mortalité par cancer du sein par rapport à celles qui ont arrêté. Une amélioration statistiquement significative a été notée pour la survie globale.

    Le risque de décès cinq à 14 ans après le diagnostic était de 12,2% avec 10 ans de tamoxifène contre 15% avec cinq ans, soit un gain absolu de 2,8%. Le bénéfice était surtout marqué entre 10 et 14 ans après le diagnostic.

    Le risque de récidive à 15 ans était de 21,4% avec 10 ans de tamoxifène contre 25,1% dans le groupe contrôle.

    La poursuite du traitement s’est accompagnée d’une augmentation des effets secondaires dont le cancer de l’endomètre (2,6% versus 1,6%) avec un risque de décès cumulé entre cinq et 24 ans après le diagnostic de 0,4% versus 0,2%. Chez les femmes non ménopausées (chez qui les anti-aromatases ne sont pas une alternative au tamoxifène), il n’a pas été observé d’excès de risque de cancer de l’endomètre.

    L’observance, qui représente souvent un problème dans ce traitement au long cours, était de 80% environ.

    Une autre étude comparant cinq ans à 10 ans, l’essai ATTOM, sera prochainement publiée. La confirmation de l’étude ATLAS par une méta-analyse devrait introduire un changement de pratiques et porter à 10 ans la durée recommandée pour les femmes chez lesquelles le tamoxifène est indiqué, commente le Pr Trevor Powles du Cancer Centre London, dans un éditorial.

    Cela devrait ouvrir une nouvelle ère d’essais cliniques pour évaluer le bénéfice de l’allongement de l’hormonothérapie dans le cancer du sein, ajoute-t-il.

    Source:
    http://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736%2812%2961963-1/fulltext

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