Dépistage du cancer du sein : quelle politique adopter?

Accueil Forums Dépistage Dépistage du cancer du sein : quelle politique adopter?

Ce sujet a 11 réponses, 8 participants et a été mis à jour par  cool@n-3rd.com, il y a 2 ans et 2 mois.

  • Créateur
    Sujet
  • #10675

    Cancer Contribution
    Admin bbPress

    Le dépistage du cancer du sein continue à faire débat.

    D’une part, des études de grande envergure montrent les bénéfices des programmes de dépistage organisé en termes de vie sauvée versus sur-diagnostique. A ce sujet, la première revue complète réalisée sur les programmes européens de dépistage et publiée dans le Journal of Medical Screening montre, chiffres à la main, que pour 1.000 femmes dépistées tous les deux ans à partir de l’âge de 50 ans jusqu’à 68-69 ans et suivies jusqu’à 79 ans, entre sept et neuf vies seraient sauvées et quatre cas seraient sur-diagnostiqués.

    D’autre part, d’autres études tout à fait fondées réduisent les bénéfices du dispositif en assumant que le seul résultat du dépistage est l’augmentation des diagnostics  de « petits cancers » sans par autant générer une incidence sur la baisse de mortalité…bref, on trouve plus de cancers, on traite plus de femmes, mais le nombre de décès provoqués par le cancer ne change pas.

    Face à cette controverse scientifique, Cancer Contribution souhaite faire émerger le point de vue des personnes concernées…n’hésitez pas à nous donner votre avis. Merci !

11 réponses de 1 à 11 (sur un total de 11)
  • Auteur
    Réponses
  • #16200

    cool@n-3rd.com
    Admin bbPress

    Ceci est un commentaire de test

    #13999

    silvia rossi
    Modérateur

    Octobre Rose, le mois du cancer du sein…les initiatives en faveur de la sensibilisation et de l’information sur le dépistage précoce et de la recherche se multiplient….cependant, des doutes et des interrogations concernant le bien-fondé de la campagne d’octobre rose se lèvent ( à ce propos : http://cancer-rose.fr/testi/ ).
    Le débat reste d’actualité et vos contributions nécessaires ! Merci !

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 2 ans et 9 mois par  silvia rossi.
    #10682

    Alinea
    Membre

    Mais diable que veut-on ? Un monde parfait qui n’existe pas ou lutter contre la maladie ? Le dépistage reste un choix personnel et on a la chance de vivre dans un pays où c’est (encore) possible de le pratiquer. Qu’on laisse aux Françaises la chance de prendre cette saloperie à temps !

    Pour info, notre Ministre semble acquiesser ! « Marisol Touraine répond à un article d’UFC-Que Choisir qui mettait en garde contre le risque de surdiagnostic. La ministre de la Santé, Marisol Touraine, a annoncé mercredi que la réflexion était engagée «en France comme dans d’autres pays» sur le dépistage du cancer du sein, dont, a-t-elle dit, «personne ne met en cause la pertinence».
    http://www.liberation.fr/societe/2012/09/26/depistage-du-cancer-du-sein-la-reflexion-est-engagee-dit-le-ministere_848985

    #10681

    Cancer Contribution
    Admin bbPress

    [b]Réaction de Pascale -[/b] « Mon dépistage raté m’a coûté un sein et 6 ans de traitement. Mais pour le moment je suis encore là. Alors, je me pose des questions et je me dis qu’il y a des failles parfois et des incompétents chez les médecins radiothérapeutes aussi. » (via Facebook)

    #10680

    Philippe Galipon
    Participant

    Bonjour
    Merci Sounion pour cette reference du BMJ 2010 et d’accord avec votre intervention ainsi que celle de MeteMarine
    Je trouve ce debat sur le depistage surrealiste.
    Dans nos pays developpés, nous avons la chance d’avoir un acces a la prevention et aux traitements que beaucoup d’autres populations dans le monde n’ont pas.
    Le depistage existe et chacun est libre de le pratiquer ou non.
    C’est l’affaire individuelle du patient de mieux en mieux informé

    Concernant le diagnostic , il ne s’etablit qu’a la suite d’une serie d’actes d’examens complementaires à visée diagnostique (biologie, imagerie,etc… Médicalement, on parle de presomption ou d’hypothèses qui vont se confirmer ou s’infirmer en fonction des resultats de ces examens

    En medecine, et encore plus en oncologie, en phase diagnostique ou de traitement, un medecin n’agit pas seul, mais en equipe therapeutique impliquant le patient

    #10679

    Sounion
    Membre

    J’ai eu la chance d’assister, ce midi, à la conférence de presse que Madame la Ministre a donné pour l’ouverture de la campagne de dépistage organisé du mois d’octobre.
    Sur la question du « sur-diagnostique » Madame Touraine a bien défini le cadre: un diagnostique ne peut pas être sur ou sous. Soit il est négatif soit il est positif. Soit la tumeur y est, soit elle n’y est pas. En revanche c’est la stratégie thérapeutique qui peut être plus ou moins adaptée en fonction du caractère évolutif ou statique de la tumeur.
    Aujourd’hui la recherche avance sur l’identification de marqueurs qui permettent de définir de mieux en mieux si un cancer a des chances de rester « endormi » pendant très longtemps, ou bien s’il est de telle nature de devenir très envahissant et rapidement.
    Si nous venons aux chiffres: en 2009, 15000 cancers du sein ont été découvert via le dépistage organisé, soit le 6,4 cas pour 1000 femmes dépistées.
    Par ailleurs, selon les indications du Ministère, la seconde lecture comprise dans le programme permet de dépister 9% de cancers passés inaperçus lors de la première lecture.
    Tout cela devrait permettre d’intervenir précocement en adaptant les traitements aux stades des lésions et en évitant des protocoles lourds et difficiles à supporter.
    Bien évidement, si l’on évalue la baisse de mortalité par cancer du sein, on peut se poser la question de la place du dépistage à coté des autres facteurs.
    Dans quelle proportion le dépistage contribue-t-il à la baisse de mortalité (11% selon l’OMS: http://www.bmj.com/content/341/bmj.c3620), par rapport au bon pronostique de la maladie, à l’efficacité des traitements, à la facilité de l’accès aux thérapeutiques et à la modification des facteurs de risque dans le temps?

    #10678

    Cancer Contribution
    Admin bbPress

    [b]Réaction de Claude-Alain -[/b] « Le dépistage du cancer du sein c’est comme le dépistage du cancer de la prostate chez l’homme par le taux de PSA dans le sang. Il y a un taux non négligeable de surdiagnostic. Mais il ne faut pas oublier que si la médecine dans les pays développés n’a pas d’obligation de résultat, elle a par contre un devoir de moyens. Et le dépistage systématique est un des moyens pour faire reculer de façon globalement significative, le taux de mortalité. » (via Facebook)

    http://choixvital.monsite.orange.fr

    #10677

    sitelle
    Participant

    Pour ma part je suis favorable à un dépistage systématique. D’autant plus que justement demain je vais refaire une échographie, qui n’a pas pu être faite en raison d’un abcès qui obturait les canaux. Je sais par exemple que j’ai les canaux galactophores dilatés surtout dans un sein, et on m’a conseillé d’y veiller. Le tout est, comme pour les rapports médecin/patient, d’avoir toute confiance en son radiologue, et de voir toujours le même (ce qui n’exclut pas une seconde lecture) Maintenant que le programme [b]VIVRE[/b] nous permet de choisir un radiologue qu’on connaît, la surveillance devient aussi automatique qu’un contrôle dentaire, et se dédramatise par le même coup. Il est certain que tout le monde sait maintenant que le temps compte et que plus tôt un cancer est dépisté plus il a des chances de guérir. On ne peut pas bien évidemment le rendre obligatoire, mais si les femmes sont conscientes de ce rapport au ‘moment’ du diagnostic, elles n’hésiteront pas à faire pratiquer régulièrement le contrôle. Mon cas n’est qu’anecdotique, vu mon grand âge, mais ce sont les femme jeunes qui devraient se faire contrôler systématiquement, surtout en cas d’antécédent familial.

    #10676

    Alinea
    Membre

    Comment oser poser la question ? Le dépistage m’a sauvé la vie : si mon cancer du sein n’avait été soigné dans sa phase précoce, je ne serais probablement pas là pour en parler. Oui il y a toujours un risque de sur-diagnostic, mais faut-il arrêter pour autant de sauver des vies ?

    #10684

    Cancer Contribution
    Admin bbPress

    Merci Sitelle pour cette pertinente question : « Etant donné que l’âge d’apparition des cancers hormonodépendants, en particulier celui du sein, ne cesse de baisser, pourquoi, mises à part les raisons économiques évidentes, continue-t-on à attendre 50 ans pour envoyer les invitations à se faire dépister. A croire que même les autorités de santé préfèrent avoir plus de malades à soigner (et Dieu sait que la coût des traitements est élevé ) plutôt que d’investir dans un dépistage plus précoce, qui même s’il représentait un investissement initial supérieur, épargnerait à la fois les femmes et le budget de la sécu. Quelqu’un pourrait-il me donner une réponse? »

    #10683

    @sounion
    je ne peux m’empêcher de réagir sur la dernière phrase de l’article:
    « Dans quelle proportion le dépistage contribue-t-il à la baisse de mortalité (11% selon l’OMS: http://www.bmj.com/content/341/bmj.c3620), par rapport au bon pronostique de la maladie, à l’efficacité des traitements, à la facilité de l’accès aux thérapeutiques et à la modification des facteurs de risque dans le temps? »
    en fait le cancer du sein ce n’est qu’une petite grippe, bon pronostique, facile à soigner………… du grand n’importe quoi!!!! ( on voit qu’elle n’est pas passée par la, et je ne lui souhaite pas mais bon……..)
    donc si Mme la ministre est capable de dire des inepties pareilles que penser du reste.
    Personnellement je ne suis pas une acharnée du dépistage systématique par mammo.
    De la prévention en premier lieu afin de diminuer les cas de cancer du sein.
    Lever les tabous et en parler.
    La relation patients / medecins me parait primordial ds le dépistage de façon à faire des mammo à bonne escient.car si on pousse plus loin 2 ans c’est long ebtre 2 mammo. Une amie avait passé une mammo prescrite par son MT 6 mois avant de recevoir son bon de dépistage systématique…. après hésitation elle y va qd même et là……… un cancer agressif qui avait doublé entre la mammo et l’opération. Que serait il advenu si elle avait attendu 2 ans?
    Nous avons cette grande chance de pouvoir en bénéficier mais pour moi c’est loin d’être la première arme anticancer

11 réponses de 1 à 11 (sur un total de 11)

Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.