ETUDE A MEDITER

Accueil Forums Prévention ETUDE A MEDITER

Ce sujet a 0 réponse, 1 participant et a été mis à jour par  sitelle, il y a 3 ans et 8 mois.

  • Créateur
    Sujet
  • #10391

    sitelle
    Participant

    Même un air peu pollué augmente fortement le risque de cancer du poumon

    Copenhague, Danemark, Japon – Une vaste étude européenne publiée dans le Lancet Oncology montre qu’être exposé à une faible pollution de l’air sur le long terme augmente significativement le risque de cancer du poumon, en particulier d’adénocarcinomes, et ce même en-deçà des seuils établis par l’Union Européenne [1].

    « A ce stade, nous pourrions ajouter la pollution de l’air, même aux concentrations actuelles, à la liste des causes de cancer du poumon et nous devrions aussi reconnaître que la pollution de l’air a des effets importants sur la santé publique », alertent Takashi Yorifuji (Okayama University Graduite School of Environmental and Life Science, Japon) et Saori Kashima (Hiroshima University, Japon) dans un commentaire conjoint publié dans la revue.
    Jusqu’à 50% d’adénocarcinomes en plus pour une faible augmentation des PM

    Ole Raaschou-Nielsen et coll. (Danish Cancer Society Research Center, Copenhague, Danemark) ont évalué l’impact de l’exposition à long terme aux oxydes d’azote (NO2) et aux particules (celles de moins de 2,5 micromètres de diamètre : PM 2,5 et celle de moins de 10 micromètres de diamètre, PM10) sur le risque de développer un cancer du poumon.

    En utilisant les données de l’étude European Study of Cohorts for Air Pollution Effects (ESCAPE), coordonnée par l’université d’Utrecht, les investigateurs ont réalisé une méta-analyse de 17 études de cohorte dans 9 pays européens rassemblant près de 313 000 personnes.

    La concentration de pollution atmosphérique a été estimée aux lieux de résidence grâce à des modèles de régression d’occupation des sols.

    Les nouveaux diagnostics de cancer du poumon ont été recherchés dans les registres nationaux et locaux d’oncologie et les chercheurs ont appliqué des modèles statistiques pour séparer l’impact des polluants de l’air des autres facteurs confondants comme le tabagisme, le régime alimentaire et l’activité.

    Parmi les participants, 2095 ont développé un cancer du poumon au cours des 13 ans de suivi moyen.

    D’après l’analyse des données, pour toute augmentation de 5 microgrammes par mètre cube de PM 2,5, le risque de cancer du poumon augmente de 18% et pour toute augmentation de 10 microgrammes par mètre cube de PM 10, le risque augmente de 22%, avec un effet plus prononcé sur l’apparition d’adénocarcinomes. Pour ces derniers, les majorations du risque sont de 55% et de 51%.

    Ces augmentations en particules « sont faibles, très en dessous des fluctuations sur la journée, entre journées et même saisonnières », note Claude Dérognat, docteur en science de l’univers (Aria Technologies, Boulogne Billancourt).

    En outre, l’association entre les particules en suspension dans l’air et le risque de cancer du poumon persiste pour des concentrations en dessous des seuils de qualité de l’air établis par l’Union Européenne pour les PM 10 (40 microg/m³) et pour les PM 2,5 (25 microg/ m³).

    « Nous n’avons pas de seuil en dessous duquel il n’y a pas de risque ; les résultats indiquent que « le plus est le pire et le moins est le mieux », concluent les auteurs.

    En revanche, aucune association n’a été observée entre les oxydes d’azote et le cancer du poumon.

    http://www.medscape.fr/oncologie/articles/1559951/

Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.