La piste d’une morphine sans effet secondaire

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Ce sujet a 1 réponse, 1 participant et a été mis à jour par  dr watson, il y a 4 ans et 5 mois.

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  • #10620

    sitelle
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    Une équipe française semble avoir compris [b]pourquoi la morphine donne des effets secondaires[/b] alors que les endorphines n’en donnent pas. La structure en 3D des récepteurs est en effet probablement différente selon la molécule qui s’y fixe. Cette découverte permet d’envisager un jour une morphine sans effet secondaire.
    L’action de la morphine, on le sait, est relayée par les récepteurs opiacés mu exprimés à la surface des cellules du système nerveux central. Ces récepteurs font partie d’une superfamille de protéines, les récepteurs couplés aux protéines G (RCPG) qui sont la cible d’environ 30 % des médicaments actuellement sur le marché.

    En se liant aux récepteurs mu, la morphine mime l’action des endorphines, molécules naturellement produites par le cerveau. Pourtant, divers facteurs limitent son utilisation en clinique :

    – le développement d’un[b] phénomène de tolérance[/b] oblige à augmenter les doses au fur et à mesure des administrations pour obtenir le même effet thérapeutique ;

    – la consommation de morphine entraîne un phénomène de [b]dépendance[/b], comme la drogue (l’exemple le plus édifiant est celui de l’héroïne, forme acétylée de la morphine) ;

    – la morphine provoque des effets secondaires importants : dépression respiratoire, constipation, dépendance physique et psychique.

    Les effets délétères de la morphine s’expliquent notamment par le fait qu’elle déclenche une réponse cellulaire différente de celle induite par les endorphines. La morphine et les endorphines se lient aux mêmes récepteurs mais elles stabiliseraient les récepteurs mu dans des conformations spatiales différentes, d’où des différences de réponses biologiques.

    Le travail réalisé par l’équipe de Sébastien Granier (INSERM/CNRS/Université de Montpellier 1 et 2), en collaboration avec des chercheurs américains, a permis de résoudre la structure tridimensionnelle du récepteur mu lorsqu’il est associé à une molécule présentant une structure chimique proche de celle de la morphine.

    La structure révèle une caractéristique très importante dans le fonctionnement de ce récepteur : la formation d’un dimère de récepteur. « C’est la toute première fois que nous réussissons à visualiser la structure 3D d’un tel complexe pour cette famille de récepteur », explique Sébastien Granier. Cette structure d’un dimère de récepteur mu ouvre de nouvelles pistes pour étudier ce phénomène et mieux comprendre ces implications fonctionnelles.

    [b]La résolution de la structure 3D du récepteur mu pourrait à terme mener à la conception de nouveaux médicaments analgésiques dépourvus d’effets secondaires.[/b]

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  • #10621

    dr watson
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    Est ce qu’un traitement sans effets secondaires ce n’est pas une utopie?

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