Le dépistage en question

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Ce sujet a 3 réponses, 3 participants et a été mis à jour par  Cancer Contribution, il y a 4 ans et 5 mois.

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  • #10660

    sitelle
    Participant

    Il y a déjà quelques temps, dans une autre vie de cette plateforme, on avait posé la question de l’utilité, de la nécessité ou du ‘trop’ du [b]dépistage[/b]. Il s’agissait alors surtout du cancer du sein, arguant que [b]trop de mammographies[/b], surtout systématiques, sans autres raison que le rhytme imposé par les instances comme ‘Vivre’, [b]pouvait nuire à la santé[/b].
    Maintenant, la question commence à se poser pour la plupart des cancers où le dépistage a pris de l’importance. ARTE en ce moment revient sur la question
    [url=http://videos.arte.tv/fr/videos/le_depistage_du_cancer_en_question-6331612.html]Le dépistage du cancer en question[/url]

    [quote]Mammographie pour dépister le cancer du sein, coloscopie pour celui du côlon, dosage de l’antigène prostatique spécifique pour celui de la prostate et vaccin précoce pour celui du col de l’utérus : des campagnes d’information enjoignent régulièrement les Français comme les Allemands à se soumettre à ce type de contrôles. Mais des deux côtés du Rhin, nombre de médecins et de chercheurs doutent de l’efficacité de cette prévention et de la validité des statistiques publiées dans ce domaine. Les exemples les plus frappants qu’ils évoquent concernent le cancer du sein, le plus répandu chez les femmes (65 000 nouveaux cas en Allemagne et 50 000 en France chaque année) et celui de la prostate, son équivalent masculin. Mais les méthodes de dépistage du cancer colorectal ainsi que le traitement préventif de celui du col de l’utérus soulèvent aussi des réticences. Les cliniciens soulignent notamment les problèmes liés au sur-diagnostic et au sur-traitement ainsi que les risques inhérents aux techniques d’investigation employées.[/quote]
    Le texte proposé ici est accompagné d’une vidéo non accessible pour le moment mais je pense qu’elle reviendra.

3 réponses de 1 à 3 (sur un total de 3)
  • Auteur
    Réponses
  • #10661

    Alinea
    Membre

    Une étude récente a montré au contraire qu’en retardant le moment où ils parleront de leurs symptômes à leur médecin par peur du cancer, des milliers de patients compromettent leurs propres chances de survie.

    Un sondage réalisé auprès de 2000 personnes pour le compte du Cancer Research du Royaume-Uni indique que près de 40 % des personnes pourraient retarder le moment où ils feront connaître leurs symptômes à leur médecin parce qu’ils craignent ce que celui-ci pourrait trouver.

    Or, un diagnostic précoce est essentiel afin que le cancer soit traité rapidement et que les chances de survie soient meilleures. « Si le patient recevait le diagnostic alors que le cancer en est encore à un stade très précoce, la maladie n’aurait pas encore pu atteindre d’autres parties du corps, et serait donc plus susceptible d’être soignée avec succès », indique le chercheur Peter Johnson.

    «La meilleure chose à faire est de demeurer attentif aux changements qui surviennent dans son organisme et qui nous paraissent bizarres, et d’en parler à son médecin», ajoute-t-il.

    Selon lui, la plupart du temps, il ne s’agira pas d’un cancer, mais il est imprudent de jouer à la roulette russe en passant sous silence des symptômes qui pourraient l’annoncer.

    Le sondage a aussi révélé que les trois quarts des personnes interrogées sur leur état de santé n’avaient pas mentionné la présence de douleur, de toux, de difficultés à aller à la selle ou à uriner. Les deux tiers n’avaient pas non plus mentionné la présence de saignements.

    #10662

    Sounion
    Membre

    Discussion récente avec une femme fraîchement arrivée à l’age du dépistage organisé.
    « Cela fait trente ans que je fréquente le même radiologue, vers qui j’ai été orientée par ma gynécologue.
    La dernière fois il m’a sollicitée pour faire une mammo, car à partir de l’age de 50 ans il faut en faire une par an.
    Mais il m’a prévenue que lui, il n’a pas le droit de pratiquer le dépistage selon le courrier que j’ai reçu.
    J’ai attendu quelques mois, puis je suis retournée le voir et alors, compte tenu de ma fidélité à son cabinet, il m’a offert une mammo à 70 euros plutôt que à 150…il est sympa n’est-ce pas? »
    Voilà les pièges aux quels des femmes tout à fait intelligentes se voient confrontées.
    Peut-on aussi évaluer les pratiques discutables dans le taux d’adhésion au dépistage organisé?

    #10663

    Cancer Contribution
    Admin bbPress

    Cancer du sein : « Le taux de dépistage réel atteint 80% »

    Encore un article qui plaide en faveur du dépistage…

    Alors que le dépistage organisé du cancer du sein n’est suivi que par la moitié des femmes de plus de 50 ans, le docteur Trentini se veut rassurant quant au « taux de couverture réel » qui serait « largement au dessus des recommandations ». Pour autant, il préconise un dépistage dès 40 ans.

    http://www.francesoir.fr/actualite/sante/cancer-du-sein-le-taux-de-depistage-reel-atteint-80-207345.html

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