Quelle place donnée aux TIC dans l’élaboration d’une politique de santé partagée ?

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Ce sujet a 6 réponses, 6 participants et a été mis à jour par  Cancer Contribution, il y a 3 ans et 8 mois.

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    Sujet
  • #11004

    Cancer Contribution
    Admin bbPress

    Suite au tweet-up du 17/01/2012 organisé par Basil Strategies #health20fr avec Claude Evin, de nombreux sujets ont été lancés. Sûr qu’ils pourraient trouver un prolongement intéressant sur cancercontribution.fr !

    Quelle place donnée aux TIC dans l’élaboration d’une politique de santé partagée ?

    TweetUp170112-2

6 réponses de 1 à 6 (sur un total de 6)
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    Réponses
  • #11005

    Cancer Contribution
    Admin bbPress

    Dans le rapport du ministère de l’économie des finances et de l’emploi présenté par Robert Picard ([url=http://www.cgti.org/rapports/rapports-2007/rapport-tic-sante.pdf]cliquer ici pour accéder au rapport[/url]), intitulé [b] »TIC et santé : quelle politique publique ? »[/b] il est développé le propos suivant :
    « Les technologies de l’information et des communication (TIC) constituent une nécessité vitale pour notre système de santé. La demande en direction des TIC de santé va exploser : le développement considérable des connaissances médicales, qui doit être accompagné d’une diffusion immédiate auprès des professionnels pour mieux soigner les patients, nécessite un recours croissant à l’informatique. Parallèlement les professionnels devront être sensibilisé aux défis que constitue l’accès facilité à ces nouvelles connaissances médiacales.
    [b]Les TIC représentent aujourd’hui environ 2,5 Md€ soit 1,5% des dépenses de santé.[/b] Selon les experts et les études conduites par l’Union Européenne, ce ratio devrait atteindre 5% dans 5 ans, pour soutenir la coopération des professionnels de santé et la gestion des connaissances médiacales. Ces préventions sont cependant entachées d’une interrogation fondamentale : [b]comment financer ce besoin croissant en TIC, alors que le budget de l’Assurance Maladie, principal financeur du système, est déficitaire ?[/b]

    #11006

    Alinea
    Membre

    Simple réaction étonnée : si j’en crois les partisans des Nouvelles Technologies de l’Information, le recours au « TIC » est censé optimiser les ressources et permettre des économies structurelles, sur les prises de rendez-vous, l’échange d’informations ouvertes (voire fermées entre praticiens), la diminution du nombre de consultations, la mutualisation des savoir-faire… Or il semble, si j’en crois ce rapport, que nous sommes sur des coûts supplémentaires, qui participent à la hausse générale des soins et du coût de la santé en France…

    Cela étant dit, s’il s’agit d’un progrès, bécessitant des investissements initiaux, la stratégie semble être la bonne. Nous sommes sur des domaines innovants, porteurs d’espoir et de progrès, qui en sont encore à leurs premiers pas. Il est donc logique que cela suppose une politique de financement initial. S’il peut être porté par le secteur privé, le seul capable d’investir dans l’espoir de gains futurs, la collectivité y gagnera.

    Le point capital est la différence entre coûts (chiffrés avec précision dans le rapport = 2,5 Mds d’euros) et économies, dont ledit rapport précise : « un flou demeure autour de la question de l’évaluation. L’apport des TIC en santé ne sera pas justifié par le seul retour sur investissement ». Une fois encore, l’aspect qualitatif doit être pris en compte la diminution des erreurs médicales, la baisse des maladies nosocomiales… Ce double calcul qualitatif & quantitatif semblant difficile à mesurer, la tendance lourde étant celle d’un développement de l’e-santé, pour une fois soyons à la pointe du progrès et n’attendons pas que ça marche aux Etats-Unis ou en Asie pour nous y mettre nous aussi. Favorisons la croissance des TIC dans la santé, sans omettre un encadrement juridique et éthique conformes à notre culture !

    #11007

    sitelle
    Participant

    Le CHU de Rouen nous propose une étude chiffrée du cout des T.I.C. sur la santé [url=http://eurosocialsalud.eu/files/docs/00506.pdf]ICI[/url]. La lecture de ce document est assez édifiante.
    [i]Malgré ces réserves, les TIC en santé demeurent un réel « challenge » pour l’avenir de nos
    systèmes de santé.[/i]telle est sa conclusion…

    #11008

    Cancer Contribution
    Admin bbPress

    Dans le rapport cité par Sitelle, voici une liste non exhaustive d’exemples d’applications développées au niveau national :
    [i]- Tele-diagnostique et laboratoire: lectures de lames histologiques à distance, hématologie, anatomopathologie, dermatologie, …
    – Tele-radiologie: transferts d’images de scanners, d’IRM: la grande garde de neuro-radiologie et de neuro-chirurgie permettant de limiter les transferts inutiles de patients.
    – Mise en place de PACS (Picture Archiving Communication System) basé sur un système numérisé et partagé de l’image.
    – Tele-cardiologie: valises de cardiologie connectées par satellite permettant un diagnostique ECG rapide et le traitement rapide d’un patient sans transfert immédiat. A
    – Autre exemple, le suivi à distance de patients implantés de stimulateur cardiaque (CHU Rouen) à partir de boîtiers proche de leur téléphone, lequel envoie automatiquement des informations à un centre collecteur. Le praticien est informé par mail et le patient peut être vu dans de très brefs délais.
    – Régulation territoriale des flux aux urgences (EMS – Emergency Médical System)
    – Télé-chirurgie & robotique: expérience entre NY et Strasbourg.
    – Tele-surveillance: femmes enceintes à domicile (télé-échographie), assistance respiratoire à distance, oxygénothérapie à domicile,…suivi de paramètres cardiologiques à distance de personnes âgées en établissement. Suivi de pathologies chroniques avec un dispositif RFID(patients avec maladie d’Alzheimer, diabétiques, handicapés..).
    – Télé-autopsies en médecine légale
    – Staffs médicaux à distance : organisation de consultations en cancérologie, en oncohématologie, en périnatalité, en pneumopédiatrie, en chirurgie digestive, en radiologie, en néphrologie, en ORL…
    – Staffs paramédicaux portant sur des échanges et pratiques de soins, de BP, d’indicateurs d’activités,….
    – Tele-enseignement-formation: expériences intéressantes dans la prise en charge à distance de patients souffrant de diabète. Formation d’infirmières…, campagnes de prévention et d’éducation thérapeutique de patients,…
    Citons aussi d’autres secteurs d’application issus des TIC utiles à l’Administration et au management (Knowledge Management, aux processus d’approvisionnement (e-procurement)et la logistique (ex : outil RFID), maintenance à distance des équipements biomédicaux…[/i]

    [b]Il s’agit d’un changement profond qui, s’il semble inéluctable et souhaitable, n’est pas sans poser des questions sur les enjeux de sécurité, de confidentialité, de formation de personnel qualifié, de déontologie et éthique médicale, etc.[/b]
    Il semble également que le « manque d’outils de mesure et d’indicateurs d’efficience et d’évaluation médicoéconomiques » constitue un autre enjeu important.

    Evaluer et analyser, sur la base de l’expérience de chacun, telle est l’une des vacations de cancercontribution.fr : n’hésitez pas à apporter votre point de vue sur la place et l’évolution des TIC dans l’élaboration d’une politique de santé partagée !

    #11009

    sitelle
    Participant

    merci je suis toujours privée d’ordinateur…décent.

    #11010

    Cancer Contribution
    Admin bbPress

    Dans un article intitulé : « Education, santé, service public : trois chantiers majeurs pour les technologies de l’information », le Monde note que tous les observateurs s’accordent pour constater que les pays qui ont connu les plus forts taux de croissance du produit intérieur brut (PIB) sont ceux qui ont investi le plus dans le numérique et les nouvelles technologies (entre 25 % et 40 % de contribution du numérique à la croissance du PIB).

    « Le numérique est non seulement un secteur en lui-même (logiciels, services, infrastructures, télécommunications…), mais aussi un formidable accélérateur de croissance pour l’ensemble des domaines de la vie économique et sociale. Cette simple constatation devrait interpeller et conforter les décideurs, confrontés à la complexité du choix des politiques à mener. L’erreur fatale serait, cependant, d’imaginer que cette dynamique ne puisse résulter que des effets directs de l’investissement public. Il faut maintenant penser sous la forme d’écosystème, c’est-à-dire embarquer dans le navire de ces politiques de filière tous les acteurs (publics, privés, recherche, universités…), créant ainsi une interaction qui permet de démultiplier les effets des initiatives publiques avec un levier considérable pour chaque euro d’argent public investi. »

    http://www.lemonde.fr/economie/article/2012/07/16/education-sante-service-public-trois-chantiers-majeurs-

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