Quelle place pour les médecines complémentaires ?

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Ce sujet a 15 réponses, 12 participants et a été mis à jour par  CancerContribution, Il y a 3 mois, 3 semaines.

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    Sujet
  • #10606

    Cancer Contribution
    Administrateur

    Des nombreuses personnes atteintes du cancer ont recours aux médecines complémentaires. Pour expliquer leur intérêt pour ces thérapies, les patients invoquent : la volonté d’augmenter la capacité de leur corps à lutter contre la maladie, le désir d’améliorer leur mieux-être physique et psychologique, de contrecarrer les effets secondaires du cancer et des traitements conventionnels, l’idée que cela peut aider sans nuire, le besoin de tout tenter enfin, l’espoir de combattre directement par ces moyens la maladie et de voir régresser la tumeur.

    Quelle est la place de ces médecines complémentaires aujourd’hui ? Internet joue-t-il un rôle en faveur de ce type de médecine ?

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    Réponses
  • #16862

    CancerContribution
    Administrateur

    Ce que les médecines naturelles peuvent apporter aux personnes atteintes d’un cancer : « Les médecines dites « naturelles » (nutrition, phytothérapie, homéopathie, acupuncture…) font aujourd’hui partie de l’arsenal thérapeutique des patients atteints d’un cancer. Elles s’intègrent parfaitement, et de façon tout à fait complémentaire, aux protocoles hospitaliers. En effet, si ces derniers sont de plus en plus performants, ils induisent également de nombreux effets secondaires difficilement supportables et insuffisamment contrôlés par les seuls traitements classiques. »

    C’est le point de vue de Alain Dumas, médecin généraliste, et Eric Menat, médecin généraliste, homéopathe et phytothérapeute, qui viennent de publier le livre « Cancer, être acteur de son traitement ».

    Pour en savoir plus, rv ici : http://www.huffingtonpost.fr/alain-dumas/cancer-medecine-douce-naturelle/

    #15975

    CancerContribution
    Administrateur

    A propos de la difficulté d’intégrer les médecines complémentaires dans la prise en charge du patient, un témoignage envoyé à Cancer Contribution souligne :

    « J’ai trouvé seule le psy pour m’aider et l’hypnose comme méthode pour soulager mes douleurs chroniques »

    Pourtant, les études scientifiques et les expériences des patients le confirment : l’hypnose, la méditation de pleine conscience, qigong, art-thérapie…participent à une mission fondamentale de la médecine : prendre Soin.

    Sur ce même sujet, un article à lire ici :

    http://www.cancercontribution.fr/hypnose-meditation-et-cie-phenomene-de-mode-ou-revolution-copernicienne/#sthash.AzOoNl50.dpuf

    #10611

    Cancer Contribution
    Administrateur

    Au cours d’une interview
    (http://medecines-douces.eu/therapie/content/m%C3%A9decines-alternatives-entretien-avec-le-dr-alexander-molassiotis)
    Le Dr Alexander Molassiotis, professeur d’université à Manchester (Royaume-Uni), auteur de l’étude publiée dans Annals of Oncology, confie son intérêt pour les médecines complémentaires. Extraits :

    « Le recours aux médecines alternatives est élevé en Europe, malgré l’opposition des professionnels de santé. Cela met en lumière la nécessité d’augmenter nos connaissances en la matière et de renforcer leur enseignement auprès des équipes soignantes. »

    « En dépit de ce que pensent les professionnels au sujet des médecines complémentaires, leur usage va durer. Nous devons tous nous interroger à leur propos, travailler à accroître les connaissances à leur sujet, pour fournir une information pertinente aux malades et avoir un point de vue équilibré sur ce qu’elles peuvent apporter. Les malades doivent pouvoir en parler ouvertement. Les professionnels doivent les écouter sans émettre de jugement. »

    • Cette réponse a été modifiée Il y a 1 année, 11 mois par  Cancer Contribution.
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    #10610

    METEOMARINE
    Participant

    Il est vrai, Jean-Luc, qu’Internet est un labyrinthe où des patients isolés, en détresse, peuvent se perdre et faire des mauvaises rencontres. Les sectes y sont à l’affût, prêtes à profiter de leur malheur et de leur ignorance. Heureusement, il y a les sites HON, qui sont un marqueur de sérieux. Du moins on le souhaite. Il y a les associations, qui assistent au téléphone, et il y a le médecin traitant, un élément essentiel de la thérapie. Des patients comme vous, comme ceux et celles qui sont ici, peuvent être des alertes pour ceux qui ne savent pas poser les yeux.
    Portez-vous bien !

    #10619

    Sounion
    Membre

    A ce sujet, je vous conseille cette excellente interview du Pr Ivan Krakowski, président de l’Association Françaises des Soins de Supports pour l’Est Républicain:

    « Vous dirigez le service interdisciplinaire de soins de supports en oncologie. De quoi s’agit-il ?

    De l’ensemble des soins et soutiens nécessaires aux patients, à tous les stades de la maladie, parallèlement aux traitements spécifiques du cancer. Ils s’inscrivent dans le cadre d’une prise en charge globale. Concrètement, cela va du dispositif d’annonce, à l’accompagnement social, en passant par la prise en charge de la douleur chronique, la diminution des nausées en cas de chimio, la dénutrition, les soins palliatifs etc. Ce qui est important dans cette dynamique, c’est d’offrir aux malades, parallèlement à la prise en charge du cancer, la prise en charge des symptômes liés au cancer ou aux traitements, de façon plus personnalisée. Cette démarche doit s’inscrire partout où sont soignés les malades avec l’aide si besoin d’équipes spécialisées (en lorraine : il existe un annuaire sur le site http://www.oncolor.org).

    Comment expliquer que des patients se tournent vers des médecines non conventionnelles ?

    Pub sur la crème miracle, la perte de poids miracle… La médecine n’ échappe pas à cette tendance. S’il ne faut pas tout diaboliser, il faut que les malades sachent que toute approche prônée à la place des traitements conventionnels est toujours délétère, voire catastrophique. En complément, certaines peuvent aider c’est sûr, y compris par un effet placebo qui peut concerner le plus ignorant comme le plus savant…

    Le rempart contre les remèdes miracle ?

    Garder raison. Dialoguer. La recherche de ces thérapies non conventionnelles est souvent due à un défaut d’écoute de la médecine conventionnelle. Quoi que le malade fasse ou envisage, il est toujours préférable qu’il en parle à son médecin. Une bonne relation médecin-patient, c’est ça. D’autant que certains comportements pouvant paraître sans risque peuvent s’avérer dangereux. Un exemple : la sauge, utilisée dans les bouffées de chaleur, peut diminuer l’activité du traitement hormonal, donc l’efficacité du traitement antitumoral. Notre rôle est d’éclairer, d’être à l’écoute du malade, de le comprendre dans sa démarche du « miracle » sans le juger. Malheureusement le temps n’est dramatiquement plus valorisé dans notre système de soins. Il faut « inverser la vapeur » et revaloriser la réflexion pour aller vers une relation médecin-malade moins anxiogène qui permet d’éviter des actes inutiles.

    Un message aux patients ?

    Le miracle ce sont les progrès de la médecine conventionnelle qui ont fait exploser l’espérance de vie, ce sont des traitements moins agressifs, les grands pas de la recherche sur les nouveaux médicaments… »

    (Source : http://www.estrepublicain.fr/art-et-culture/2011/06/23/pr-ivan-krakowski-oncologue-medical)

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    #10618

    Arca
    Participant

    J’ai eu la chance d’ête accompagnée dés le épart par un excellent acupuncteur qui avant et aprés chaque séance de chimio a su atténuer ses méfaits… nausées, et autres…
    J’ai continué chaque semaine pendant la radioT et actuellement nous nous voyons afin de mieux vivre l’hormonothérapie, de diminuer mes angoisses et essayer de booster mes immunités toujours basses depuis les traitements..
    Je ne peux que le remercier de tout ce qu’il m’apporte..sachant qu’il ne se substitue aucunement aux oncologues et à leurs traitements…

    #10617

    Giovanna
    Membre

    Le lien indiqué par Sitelle conduit vers la publication du livre d’Anne-Cécile Begot, « Médecines parallèles et cancer. Une étude sociologique », édition L’Harmattan, coll. Logiques sociales.
    Le texte cité accomplit une analyse sur ce qui communément désigné par  » médecines parallèles  » selon le paradigme socio-historique.
    « Cela permet de rendre compte des rapports de force au sein du champ des soins de santé. A partir de cette analyse et d’une étude de terrain menée auprès de personnes touchées par le cancer et ayant recours aux  » médecines parallèles « , on a cherché à dégager les usages sociaux de ces médecines, le sens qu’elles recouvrent, et les démarches dans lesquelles elles s’inscrivent (alternative, complémentaire,…). Les pratiques thérapeutiques non-conventionnelles ne peuvent être envisagées indépendamment de la pathologie qu’elles sont censées traiter (cancer), de ses représentations et de ses caractéristiques (chronicité, caractère létal) mais aussi, plus globalement, de la place qu’elles occupent dans l’univers de soins des individus. Cette étude a été financée par l’institut National du Cancer (INCa) et menée dans le cadre d’un laboratoire CNRS-EPHE (Centre National de la Recherche Scientifique et École Pratique des Hautes Études), le Groupe Sociétés, Religions, Laïcités (GSRL). »

    • Cette réponse a été modifiée Il y a 1 année, 11 mois par  Giovanna.
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    #10616

    beadup
    Membre

    L’utilisation des médicaments à base de plantes sont de plus en plus apprécier, en particulier pour aider à contrer les effets de la chimiothérapie.
    Des recherches scientifiques ont démontré, l’efficacité du lycopène, les pigments rouge de la tomate, aidant à la protection contre le cancer de la prostate, tandis que l’ail joue un rôle important dans la prévention du cancer de l’estomac et du côlon. Ginseng et l’astragale, cependant, ont des propriétés bénéfiques pour la lutter contre la fatigue et l’immunodépression provoquée par la chimiothérapie et la radiothérapie et aussi la prise d’aloe arborescens (préparation simple et peut coûteuse) quand à elle diminue le nombre de cellules cancéreuses et est utile pour prévenir les cancer grâce à son pouvoir inhibiteur et ses propriétés anti-inflammatoires antivirales, et antiseptiques. Elle stimule le système immunitaire et favorise la regénérescence des tissus.

    #10615

    Nolme
    Membre

    Perso, j’ai commencé par changer ma vie. Une réflexion m’a fait comprendre que je devais vivre plus sainement même si je vivais dans un milieu favorisé des Dieux : l’ile de Beauté. J’ai appris à manger sainement, à faire plus de randonnée et j’ai développé ma passion : la photo. C’est après être sortie de mon premier « trip » cancer que j’ai commencé à appréhender la rechute. Le réseau Onco2B m’a conseillé une thérapeute. Cette dernière a commencé par me faire lire le bouquin de Simonton et ça m’a conforté dans mon idée qu’il me fallait reconstruire ma maison perso sur de solides bases. Faire le ménage dans ma vie pour inverser la situation. J’ai pratiqué la gestion de mon stress avec ma thérapeute avec de la sophrologie et de l’hypnose ericksonienne. Lorsque j’ai eu ma récidive, elle m’a ramassé en miette avec mon psy. Lorsque j’ai eu fini de « criser », j’ai repris l’avantage sur la maladie. J’ai travaillé en profondeur l’hypnose ericksonienne qui m’a permis de gérer mon stress et mes douleurs osseuses. Maintenant, j’affronte mes IRMs sereinement, presque je m’endors. J’ai fait une séance de Reki, mon thérapeute m’a dit « tu es pleine d’énergie aux endroits touchés mais à la gorge, c’est pas ça » – moins d’une semaine plus tard, j’apprenais que j’étais en hypothiroidie. Je vais me pencher sur cette technique et j’ai accepté de m’y former pour moi et les autres. Ca n’empêche pas des moments d’angoisse mais j’ai pris du recul. Ces techniques m’ont appris une chose, c’est qu’elles mettent l’humain au centre de la thérapie. Le contact est important ! c’est pour cela que je souhaite aussi me former en hypnose et en moyens de communication, ça va m’aider pour le contact avec les malades au sein de notre association. S’occuper de soi, c’est bien ! s’occuper des autres, c’est mieux ! c’est la grande leçon que j’en tire. Pour aider les autres, je m’aide perso. Ma guérison passe par ça, cette projection en avant d’un futur possible est une lumière qui me guide. Elle en guidera bien d’autres. Les médecins qui me soignent voient bien la différence et commencent à s’intéresser à tout cela, parce qu’ils ont un exemple sous les yeux. Un c’est bien, plusieurs c’est mieux. La réflexion des médecins est nourrit par nos attitudes en face d’eux. Notre prise de parole est essentiel pour leur communiquer nos expériences. Le médecin devient un relais pour les autres malades à qui il va conseiller ses techniques. Il faut surtout dire aux patients de ne pas sortir de leur parcours médical, ça va pas les guérir mais leur apporter la force nécessaire pour affronter le stress et la douleur – c’est se donner une chance supplémentaire. Enfin, moi, je vois cela comme ça.

    #10614

    sitelle
    Participant

    La méditation, tout comme le siatshu et l’hypnose ericksonnienne, sont des aides qui peuvent être précieuses pour certaines personnes, et parfaitement inutiles pour d’autres; l’essentiel est d’essayer, de faire l’expérience, pour savoir ce qui convient à chacun, et cela est valable pour tout état de stress, qu’il soit ou non induit par une maladie grave. Comme le dit Martine, il n’y a pas de panacée, mais il faut ne pas avoir de préjugé, et essayer avant de juger. Chacun voit midi à sa porte.

    #10613

    validation d’études scientifiques…….. encore faudrait il qu’elles existent!!!
    Je suis une fervente adepte des médecines complémentaires ET alternatives. J(en ai tellement utilisée que je ne pourrais toutes les citées!!
    A quand de vrai études, sur ce qu’on ne connait pas?
    Catherine, pour la chroma-thérapie il y a plus de 20 ans que mon médecin l’utilise, et elle m’a beaucoup aidé au décours d’un « stress anxio-dépréssif ». Au début, le médecin l’employait pour mes enfants ds les pb ORL, je n’y croyais pas vraiment, mais bon….. pourquoi pas? et puis je l’ai utilisé et là j’en ai vraiment ressenti tous les bienfaits. (dans une entorse, sur une plaie,aide psy, et dans les douleurs post radiques de l’épaule.
    Une enquête a été faites par l’asso M.I.S.S. sur l’utilisation des medeceines ( si complémentaires doit s’opposer à alternatives alors je ne sais plus comment les appeler!!!….) douces par opposition à allopathie……. les ttt ne sont pas vraiment « doux ».
    J’ai utilisé tout l’arsenal thérapeutique que je connaissais avec l’avis de medecins chevronnés dans ces traitements ( parfois 4rdv medicaux ds la semaine!!!…).
    J’ai traversé cette épreuve non pas facilement, mais je dirais avec moindre mal.
    aujourd’hui je suis en forme si ce n’était les effets indésirable du tamox que je n’ai pas eu la « force  » de refuser malgré mon envie très grande.

    La méditation et les relaxation m’ont aussi bien aidées et ême persuadée que c’est bon pour moi……. c’est comme le sport……. je n’y arrive pas régulièrement, loin s’en faut!!
    Il existe un livre « cancer et médecines complémentaires ou alternatives » je ne me souviens plus et ne le retrouve pas!!! encore un livre en vagabondage!!!…..

    J’ai beaucoup souffert au début de la maladie de cette opposition entre les differentes alternatives possible. Je me sentais obligé de choisir l’une ou l’autre…… et je n’y arrivais pas.
    J’ai donc décidé de les associer, de les considérer comme apposable et non comme opposable. Et à partir de ce moment là je me suis senti en harmonie avec mon ressenti et en accord avec ce que je vivais et c’est bien là à mon avis que réside la question : sentir ce qui est juste pour SOI et non pour le voisin. car il y a des millions d’individus et des milliers de cancers et on voudrait une seule solution!!!…… pour l’instant et encore pour un moment il n’y a pas de Solutions unique au cancer….. (ça se saurait!!!) alors à chacun sa route avec l’aide thérapie reconnue ou pas!!!

    #10612

    Cancer Contribution
    Administrateur

    Un article dans le Figaro santé
    (http://sante.lefigaro.fr/actualite/2012/02/24/17480-meditation-peut-aider-malades-atteints-cancer)
    met en avant l’impact de la méditation pour les patients atteints de cancer :

    « Près de 250 hôpitaux américains proposent ce type de programme. En France, elle est également pratiquée mais de façon plus confidentielle. Le Dr Claude Penet, psychiatre à Châteauroux et fondateur de l’Association pour le Développement de la Mindfulness (pleine conscience en Français) l’utilise par exemple depuis plusieurs années pour traiter des dépressions chroniques et les troubles anxieux et commence à former des groupes de patients atteints de cancer. Mais elle se pratique également à l’hôpital.

    Le Dr Christophe André en a été le pionnier à l’hôpital Sainte-Anne, à Paris. «Les patients travaillent sur leur respiration, leurs pensées, leur capacité à se concentrer mais s’interrogent également sur les raisons de leurs rechutes, leur état d’esprit face à la maladie. Nous utilisons la méditation au service de la guérison», explique Claude Penet. Son association regroupe désormais 70 membres exerçant en France, en Belgique et en Suisse dont une dizaine de psychiatres, des psychologues et autres professionnels de santé. »

    Avez-vous déjà envisagé la méditation comme une option face au stress, à la douleur et à la fatigue liés à la maladie ?
    Pensez-vous qu’il s’agisse d’une piste à creuser à l’avenir ?

    D’une manière générale, comment jugez vous de la crédibilité des médecines complémentaires ?Sur la base de votre expérience ou suite à la validation d’études scientifiques ?

    • Cette réponse a été modifiée Il y a 1 année, 11 mois par  Cancer Contribution.
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    #10607

    METEOMARINE
    Participant

    Dès le début du traitement, j’ai eu recours à ce qu’on appelle les médecines complémentaires, et que je qualifierais volontiers de soins de support. Qi gong chaque semaine, acupuncture avant chaque chimio, auriculothérapie pour traiter les douleurs fantômes qui persistaient dans le sein et l’aisselle m’ont permis de passer bravement ce cap difficile, en limitant les angoisses, les nausées, les fatigues. Résultat : un minimum de nausées, sans avoir à recourir aux médicaments, une vie presque normale avec une activité professionnelle à mi-temps, et une récupération très rapide à la fin du traitement. Sans bien sûr oublier la psychothérapie qui m’a accompagnée pendant longtemps.
    Autant je combats les médecines alternatives qui mettent plus la vie en danger qu’elles ne la sauvent, autant les thérapies complémentaires (le mot est exact), peuvent nous aider à surmonter les effets secondaires radicaux des traitements que nous suivons. Il faut les mettre à la portée du plus grand nombre de malades en traitement.

    #10608

    Jluc602003
    Membre

    Bonjour,
    Pendant la radiothérapie j ai utilisé la sophrologie, avec l’aide d une amie thérapeute nous avions préparé une visualisation A chaque séance je me retrouvais dans mon monde interne. L’équipe médicale n’était pas au courant.
    Pendant l’hormonothérapie je prend quelques compléments alimentaires ( grenade, lycopene , magnésium, vitamine D ….), mon urologue le sait, il reste neutre sur mes choix, en me conseillant toutefois sur ce qui ne serait pas bon pour moi.
    Internet est une vraie jungle, il faut rester en éveil des publications scientifiques, pour ne pas être l’objet des marchands du temple.
    Potez-vous tous bien.

    JLuc

    #10609

    cathcerisey
    Participant

    Bonjour,

    Il faut effectivement faire attention à ce que Jean luc appelle très justement « les marchands du temple » qui profitent de la faiblesse des malades pour leur vendre de la poudre de perlimpinpin. Il faut faire la distinction entre les médecines complémentaires qui aident énormément à supporter les effets secondaires des traitements et les médecines alternatives qui supposent d’arrêter tout soin allopathique.
    D’autre part, comme jean Luc l’a fait, il faut en parler à son médecin parce que certaines médecines dites douces ont des principes actifs importants qui peuvent être contre indiqués avec le traitement en cours voire dangereux ! je pense notamment à certains produits de phytothérapie qui peuvent altérer les effets de la chimio.
    Je déplore comme vous tous, que ces médecines ne soient pas systématiquement proposées aux patients. Les médecins allopathiques restent trop souvent dans leur tour d’ivoire s’intéressant peu au reste.
    Mon chirurgien vient de me parler de la chromothérapie qui semble-t-il fait des miracles pour les douleurs post-opératoires. Voilà une piste intéressante et un médecin ouvert ! il m’a dit ne pas y croire à priori mais compte tenu des résultats probants, il a demandé au praticien de venir faire des consultations deux fois par semaine dans son cabinet ! une initiative qu’on aimerait voir plus souvent ! je suis persuadée que c’est un patient qui lui en a parlé. Comme quoi il ne faut pas, une fois de plus, hésiter à parler à son médecin ils ont beaucoup à apprendre de nous !
    Prenez soin de vous

    Catherine

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