Quelles pratiques pour une médecine à visage humain ?

Accueil Forums Relation patient-soignants Quelles pratiques pour une médecine à visage humain ?

Ce sujet a 16 réponses, 16 participants et a été mis à jour par  Nolme, il y a 4 ans et 5 mois.

  • Créateur
    Sujet
  • #10430

    sitelle
    Participant

    [b]Une médecine à visage humain[/b]…

    On parle souvent et on entend souvent citer cette phrase : ‘[b]médecine à visage humain'[/b]. Comme s’il s’agissait d’un concept à inventer, quelque chose de l’ordre de l’utopie, ou peut-être du rêve qu’on voudrait voir se réaliser. Or, dans nos pays, la médecine, si elle utilise des appareils, que ce soit pour les examens ou les traitements, est le plus souvent représentée pour les patients, malades ou non, par des personnes, qui ont effectivement un visage, une voix, un cerveau, un regard d’humains. De l’image d’Épinal du vieux médecin de famille, au technicien de notre époque, connecté à la toile, et capable de soigner à distance, certes, l’image du praticien a bien changé. Mais il n’en reste pas moins humain, même si ses habits et habitudes ont changé avec le temps.
    Quel est donc ce concept qu’on voudrait inventer ? Il présuppose que le praticien n’est pas humain, où que sa pratique ne l’est pas. Comme derrière l’appareil, ou le bureau, il y a toujours un être humain, c’est que la question réside …ailleurs. Quel est cet ‘ailleurs’ ? S’il ce n’est pas l’homme ou la femme que l’on a comme interlocuteur dans la relation malade-médecin, qu’est-ce donc ?

    [url=http://img822.imageshack.us/img822/1852/docteur.jpg]aujourd’hui[/url]

    [url=http://img703.imageshack.us/img703/9448/autrefois.jpg]autrefois[/url]

    Il semble que la question ne se pose pas depuis très longtemps. Le bon docteur, le médecin de famille, qui connaissait chacun, et se dérangeait à n’importe quelle heure, a laissé place pour une quantité de raisons, à un personnage dont on est parfois en droit effectivement de se demander s’il est encore bien un humain. Les techniciens de la médecine ont pris la place du confident d’autrefois, pour le bien de la médecine parfois, mais est-ce aussi pour le bien du malade, ou même du patient en général ?
    Pour ce qui est de l’efficacité, au vu de l’augmentation du nombre des cancers, il est clair que certains actes pourraient aussi bien, sinon mieux, être accomplis par des robots. Mais si cela constitue un progrès technique, est-ce bien ce que souhaite le patient, et en particulier le patient en cancérologie, qui depuis l’annonce, sait son pronostic vital engagé ?
    Le patient atteint de cancer, s’il veut être sûr des techniques de soins utilisées, veut aussi et d’abord partager ses angoisses, poser des questions, avoir des précisons, donc pouvoir conserver un vis-à-vis qui puisse comprendre ses émotions, ce qu’aucun robot ne fera jamais.
    La question revient donc toujours au[b] nombre ET à la compétence[/b] des oncologues, qui seuls peuvent répondre à cette attente des malades. Ne devrait-elle pas être systématique, cette écoute, cette réponse, ce dialogue avec un médecin humain, compréhensif, qui ne soit pas qu’un gestionnaire de traitements. Nous sommes à un moment clé de l’évolution de la cancérologie, où il semble qu’il faille ‘inventer’ un concept qui en fait est celui que nous connaissions auparavant. La technique a pris le pas sur l’humain, et la question nous est renvoyée, en termes d’interrogations, d’angoisse, et de stress. Comment trouver ou former des praticiens qui même s’ils sont des techniciens, savent encore conserver ‘[b]L’HUMAIN[/b] ‘ au centre de leurs préoccupations ?
    [b]Question cruciale, sans doute, mais question de base, un prérequis en quelque sorte à tout traitement du cancer pour des humains, par des humains.
    [/b]

16 réponse (sur un total de 16 )
  • Auteur
    Réponses
  • #10433

    sitelle
    Participant

    Ce poste existe en tous cas à Villejuif, ainsi qu’en témoigne cet article.
    Quand à trouver quelqu’un qui l’ait expérimenté, il faut attendre les témoignages, mais je pense qu’il en existe. A l’institut de cancérologie de la Loire, en arrivant en chimiothérapie, on vous adjoint automatiquement une infirmière référente qui veille à votre confort, et vous voit à chaque cure.

16 réponse (sur un total de 16 )

Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.