Quels outils (informatiques ? réseaux ?) pour améliorer la relation patient – médecin ?

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Ce sujet a 33 réponses, 33 participants et a été mis à jour par  Giovanna, il y a 4 ans et 5 mois.

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  • #10449

    Cancer Contribution
    Admin bbPress

    La relation patient – médecin est au coeur du traitement du cancer. Les experts comme les malades le disent : un traitement, pour être optimisé, doit faire l’objet d’une pleine adhésion de la personne qui reçoit les soins et doit pouvoir communiquer avec son médecin traitant et avec l’équipe médicale qui le prend en charge. Quels sont les outils à développer pour améliorer cette relation capitale ?

15 réponses de 16 à 30 (sur un total de 33)
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    Réponses
  • #10468

    Cancer Contribution
    Admin bbPress

    Une étude démontre que « le smartphone est devenu un outil quotidien de la pratique de la médecine en France, qu’il devient un véritable outil d’accompagnement pour la prescription et qu’il peut devenir un outil « fort » de la relation médecin-patient car on apprend par cette étude que plus d’un médecin sur deux communique son numéro à ses patients. » http://lemondedelaesante.wordpress.com/2012/07/31/le-remplacement-du-stethoscope-par-le-mobile-est-il-pour-demain/

    D’autre part, « 48 % des patients s’attendent à ce que la m-santé (la e-santé sur les dispositifs mobiles comme le téléphones, les tablettes etc…) change la façon de communiquer avec leurs médecins. Cette indication est toujours issue de l’étude mondiale PwC Global Healthcare qui indique également que 52% des consommateurs interrogés pensent que la m-santé améliorera le coût de leurs soins, 48% leur qualité et 46% la praticité des soins dans les trois prochaines années. Ils s’attendent aussi à ce que la m-santé change leur façon de gérer une maladie chronique (48%), de chercher de l’information (59%). »

    Pensez-vous que la m-santé soit un moyen fiable pour améliorer la commodité, le coût et la qualité des soins ?

    #10467

    Cancer Contribution
    Admin bbPress

    A lire, dans le cadre du colloque sur l’erreur médicale, la MACSF donne la parole à toutes les parties concernées afin de permettre un débat ouvert et équilibré. Ainsi, Alain-Michel Ceretti, Défenseur des droits, nous décrit comment il s’emploie, entre autres, à faire respecter les droits des malades et à enregistrer, dans tout le territoire, les réclamations des personnes confrontées à un problème dans leur parcours de soins.

    Faut-il améliorer l’information du public ?
    J’ai toujours pensé que l’amélioration de la qualité des soins nécessitait préalablement que le public soit informé des performances hospitalières. La diffusion d’indicateurs, tels que les tableaux de bord des infections nosocomiales, a montré depuis six ans la pertinence de la démarche. Il faut aujourd’hui aller plus loin en déclinant des indicateurs par spécialité et par service, au plus près du lit du malade, et qui donnent de la cohérence à la démarche. Quel sens aurait en effet un indicateur unique de qualité dans un établissement de 1.000 lits ?

    http://www.macsf.fr/vous-informer/entretien-conseiller-sante-defenseur-droits.html

    #10472

    Philippe Galipon
    Participant

    Site internet interessant du servive d’oncologie medicale et therapie cellulaire du Pr Jean-Pierre Lotz de l’Hopital Tenon à Paris, que je viens de decouvrir

    http://www.somht.com/

    Il offre un espace réservé de communication patients/soignants et d’informations personnalisées
    Certaines informations ont ete rédigées avec la cooperation du service d’oncologie medicale du Pr Stephane Oudard de l’HEGP à Paris que je connaissais deja pour ses initiatives innovantes de suivis des patients de retour d’hospitalisation ou de séances

    Je pense qu’il faut mettre plus en avant tous ces médecins, services et equipes medicales, citoyens, patients qui realisent des actions concretes au profit des patients et de la relation medecins-soignants / malades pour leurs faciliter leur vie quotidienne de malades

    #10473

    Cancer Contribution
    Admin bbPress

    [b]Par Isa – [/b] »c’est bien 16 min !!! ici, faut téléphoner 10 fois au secrétériat qui sonne toujours occupé pour finir par avoir un rendez-vous dans 1 an et demi…!!!! çà s’appelle : le désert médical du Roannais. » (via facebook)

    #10474

    benquoi
    Membre

    le DMP.
    Pourquoi on ne peut pas se faire ouvrir un dossier médical personalisé ???

    #10475

    Alinea
    Membre

    Hier, en allant chez le médecin, qui m’a reçue moins de 16 mn, je me suis retrouvée face à un professionnel pressé, qui ne m’a rien dit sur l’origine de la lésion interne (un virus, une infection ?), m’a donné un remède auquel je ne crois pas et qui m’a renvoyé vers un gasto-entérologue, lequel ne peut pas me recevoir avant la 2e quinzaine de février… Je suis prête à être une bonne patiente, mais les praticiens sont-ils tous prêts à être de bons médecins ??? Et surtout, en complément sur ce forum, le généraliste ne m’a rien donné comme « outil de liaison », sinon une simple ordonnance décrivant rapidement les symptômes… [b]Pourquoi, à l’heure d’Internet, n’existe-t-il pas de fichier centralisé, permettant aux médecins de communiquer et de se transmettre des infos importantes sur les patients qu’ils s’envoient et traitent de concert ?[/b]

    #10476

    sitelle
    Participant

    Normalement il existe des consultations de concertation entre médecin traitant, oncologue et parfois plus (chimo et radiothérapeutes) pour faire le point sur l’état du patient. Consultation dont le patient, présent, est le centre. Est-ce que par hasard ces consultations n’auraient plus cours?

    #10477

    Cancer Contribution
    Admin bbPress

    De Sara – « Ne pas hésiter à changer de médecin généraliste si celui ci n ‘est pas a l ‘écoute !! Mon médecin généraliste est un médecin exceptionnel .. Très à l’écoute .. Il va au fond des choses .. Il lui arrive de me prendre un r v directement lors de la consulte pour que l’examen soit plus vite fait !!! J ‘en suis très étonnée !!! J’avoue qu ‘il fait partie de ces rares médecins qui s’impliquent pour leurs malades .. En ce qui me concerne je refuse à présent d’avoir à faire à un médecin qui bâcle la consulte !! Lorsque cela peut se présenter pour un spécialiste que je ne connais pas .. Je fais part de mes impressions et mon mécontentement !! Il est important que le malade et ses différents médecins existe une bonne entente et une coopération mutuelle ; ainsi la maladie est mieux maîtrisée .. Et par conséquent le combat est plus facile .. Par mon expérience de malade aviser je recommande aux autres malades .. D’êtres. Participatifs dans leur pathologie et non passifs .. Et de s’intéresser à leur dossier .. !!! Plus plus on apporte d’infos au dossier .. Mieux celui ci sera complet et c’est notre Vie qui peut en gagner quelques années !!!! Amitiés » (via facebook)

    #10478

    Cancer Contribution
    Admin bbPress

    De Angy – « Trés bonne analyse, claire ! Vraiment le ressenti que je rencontre parfois. Merci sara ! Ils sont rares des medecins comme le vôtre ! » (via facebook)

    #10479

    Nolme
    Membre

    Principe : le cancéreux et l’équipe médicale est un binôme uni dans un même but. Qui dit binôme dit échange, écoute et un relationnel fort. Le problème principal de ce binôme c’est la diversité de l’équipe médicale, qui elle meme forme un binôme avec chacun de ses patients. Si nous avons a faire a une équipe, elle a faire avec DES cancéreux. Le temps est primordiale. Pour nous malade, nous désirons avoir un interlocuteur qui prenne le temps de nous ausculter, de nous écouter et de répondre à nos questions. Nous lui remettons une chose précieuse entre ses mains : notre vie. Donc pas question de rester passif, mais être très actif. Savoir nous permets aussi de mieux combattre ou apprivoiser notre cancer. Et puis aussi aussi de préparer notre départ le cas échéant. Nous avons le droit de savoir. Du temps aussi pour gérer notre stress souvent générer par un questionnement sur notre état. Avoir des réponses diminue cet état. Pas facile pour certains d’avoir un contact avec leur ONCOLOGUE, reste le médecin généraliste qui gère notre quotidien. Il est a la croisée des chemins de nos pathologies. Comment garder le contact ? Pas facile ! Certains hôpitaux ont mis en ligne un forum qui permets aux malades de s’exprimer et aux médecins de répondre, surtout cela leurs permets de connaître l’état d’esprit de leur patient (au singulier volontairement). Cela les aide a préparer le prochain rdv pour discuter des attentes. C’est pas partout, because fric et manque aussi de temps, mais aussi une non prise en compte de la souffrance morale du cancéreux. On vous répondra qu’il existe des psychologues en service et même a l’extérieur – certes mais quant on doute, une réponse médicale rassure. Alors des outils informatiques. Oui si ça aide a préparer les consultations pour mieux cerner le questionnement du malade ou repondre immédiatement a une question qui n’a pas besoin d’une consultation. Avoir une boîte aux lettres, ou autre, pour déposer nos questions ou dirent ce que nous ressentons, ce qui nous arrive, cela serait déjà pas mal. Rien ne remplacera le contact humain mais si la technologie peut nous aider un contact permanent, cela serait génial. Reste a réfléchir et a financer ces reseaux. Le net a démontré que les patients sont désormais sur le terrain actif, reste a l’équipe médicale de faire avec et a faire un bon dans le 21ème sc.

    #10480

    METEOMARINE
    Participant

    Le binôme est un peu plus vaste que ça. Il y l’équipe médicale de l’établissement hospitalier, le médecin traitant, le patient… un triangle pas si simple, à géométrie parfois très variable.
    Il y a aussi la démocratie sanitaire, qui devrais s’installer dans ce triangle. Mais elle a encore des progrès à faire, cette démocratie, avant d’être réellement démocratique. Il y a la décision partagée. Parfois mal, très mal partagée.
    Nous, les patients contributeurs, nous avons un privilège sur bien d’autres, un privilège qu’il nous faut faire partager par l’équipe médicale (le médecin traitant est plus accessible, plus proche) : celui de l’information, de la formation, la capacité de comprendre ce qui nous est proposé, et surtout la connaissance intime que nous avons de notre corps, de nos affects, de nos réactions et de notre histoire. Notre histoire médicale n’est pas dissociable de tous ces paramètres.
    Il y a la théorie du plan cancer, et de ses dispositions. La pratique est en retard, celle qui donne aux médecins une représentation de ses patients qui ne se réduit pas à un profil histologique, celle qui permet d’harmoniser la relation médecins/patients, pour en arriver à une relation de partage, de consensus mutuel, et par là-même à une bien meilleure observance des traitements. Je pense qu’ici-même, et partout où notre parole porte ou commence à porter, nous pouvons être les moteurs de cette indispensable transformation de la relation médecin/patient (par ordre alphabétique).

    #10481

    Cancer Contribution
    Admin bbPress

    [b]Par Isa – [/b] »c’est bien 16 min !!! ici, faut téléphoner 10 fois au secrétariat qui sonne toujours occupé pour finir par avoir un rendez-vous dans 1 an et demi…!!!! çà s’appelle : le désert médical du Roannais. » (via facebook)

    #10482

    Giovanna
    Membre

    Je reviens au sujet de la relation médecin-patient pour vous faire partager les réflexions que Martin Winckler, médecin romancier et chercheur en éthique à Montréal, livre sur son billet « [i]Que peut-on attendre du médecin généraliste?[/i] »:
    « [i]On ne peut pas attendre d’un médecin qu’il sache tout, tout de suite, sur tout. Mais on peut attendre qu’il prenne nos problèmes au sérieux, qu’il leur consacre son temps et son attention, qu’il approfondisse ses connaissances à l’occasion des questions qu’on lui pose, et qu’il nous aide à y voir plus clair sans faire pression sur nous, sans nous juger ou nous culpabiliser, en mettant ses connaissances et sa capacité à les accroître à notre service.[/i] »
    L’auteur pointe la difficulté à superposer les attentes des patients à la formation des médecins: « [i]La formation médicale tend à insister principalement sur ce qui est « pathologique » mais enseigne très peu la « normalité » et ses innombrables variantes. Pour savoir que certaines situations sont des variantes de la normale, il faut avoir vu beaucoup de gens avoir les mêmes « symptômes » sans être « malades » – et savoir que ce qui semble « inquiétant », en réalité, ne l’est pas[/i]. »
    Qu’en pensez-vous?
    Pour continuer la lecture: http://blogue.passeportsante.net/martinwinckler/2013/03/que_peuton_attendre_de_son_med.html
    P.S. Merci à Françoise de l’avoir signalé!

    #10470

    METEOMARINE
    Participant

    C’est une immense question, et il y a plusieurs pistes de réponses, qui sont d’ordre économique, relationnel, et purement technique. . Oui, Internet a permis aux patients à apprendre, à comprendre mieux la maladie et les traitements. Il nous a appris à mieux dialoguer avec nos médecins traitants, à les challenger, et aussi à mieux comprendre le pourquoi de leurs prescriptions.
    Mais il faut être attentif. A la « fracture numérique », d’abord, qui n’est toujours pas consolidée, autant pour des raisons sociales qu’intellectuelles. Il ne faut pas laisser des malades en arrière, et dans le domaine du cancer, c’est souvent le cas. Les inégalités sociales sont importantes, et il ne faut pas les laisser se creuser plus encore (c’est mon dada, ici, je sais !).
    Sur le plan économique, il est certain que les mutuelles et autres organismes de santé y trouveront leur compte, quoique.
    Il y a la sécurité et le secret de l’information médicale. Qu’un patient, voire pire, un médecin perde ou se fasse voler son smartphone. Où sont les données ? Comment sont-elles sécurisées ? Tout est craquable, on le sait bien. Et si les données sont dans le cloud, quel cloud ?
    Sur le plan de la convivialité, il y a le lien patient-médecin. Il passe par la clinique, par le toucher, le regard, par ce que le médecin voit du patient en face de lui – qui est plus fiable qu’un échange par Skype, par exemple. Il faut être très attentif à ne pas remplacer cette relation humaine par une relation virtuelle
    Enfin, j’ai remarqué chez certains amis patients chroniques et dotés d’un smartphone à applications médicales, une propension à vérifier trop souvent leur tension, leur rythme cardiaque et autres constantes. En mettant au second plan les réflexes « manger bouger ». Cela peut conduire à des conduites hypocondriaques qui ne permettent guère d’apprivoiser la maladie chronique, pour l’oublier de temps en temps.
    Qu’on ne se méprenne pas sur mon compte, je suis une geek, passionnée des nouvelles technologies. Mais pour y avoir longtemps travaillé, j’en vois les failles.
    On est dans ce domaine, sur le fil du rasoir entre les qualités indéniables et les défauts intrinsèques des nouvelles technologies. A nous les patients d’y réfléchir, d’y mettre notre gros grain de sel comme nous le faisons pour bien d’autres domaines.

    #10466

    Philippe Galipon
    Participant

    t

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