Sport & cancer – quelles pratiques ? quand ? comment ? pourquoi ?

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Ce sujet a 22 réponses, 22 participants et a été mis à jour par  Cancer Contribution, il y a 4 ans et 5 mois.

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    Sujet
  • #10627

    Cancer Contribution
    Admin bbPress

    Si le bénéfice de l’activité physique sur la santé, notamment dans le cas du cancer, n’est plus à démontrer, les réticences des malades à se mettre au sport restent fortes, même si les cours adaptés se multiplient. Quelles pratiques vous paraissent le plus adaptées ? A quel moment de la maladie ? Quelle est votre expérience ? A vos claviers…

15 réponses de 1 à 15 (sur un total de 22)
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    Réponses
  • #10649

    Cancer Contribution
    Admin bbPress

    De Jacqueline Pavilla Professeur Hatha Yoga (via Facebook)  » pour ma part, j’ai accompagné de nombreuses personnes atteintes du cancer, avant , pendant, après . A condition d’ adapter la pratique selon la formé du jour , physique, mentale , toutes ont eu un ressenti agréable et ont trouvé du plaisir à se réapproprier leur corps . Pour ma part, je ne sépare pas forcément le contact avec les «  »biens portants » fait du bien, d’autant plus que dans la pratique du yoga il y a une écoute de soi, de l’autre et des liens amicaux se tissent , ce qui a un rôle social bienfaiteur . Il ne faut pas oublier que dans ces périodes, la personne ne s’appartient plus , elle est en retrait de son travail , et même de sa vie familiale , et se trouve particulièrement seule , isolée. « 

    #10648

    Cancer Contribution
    Admin bbPress

    De Jenny Bardelaye (via Facebook)  » Je sais que le Dr Annie Nganou est danse therapeuthe ds son asso Daamu et propose aux personnes d avancer par étapes. Lors du colloque ASDSD le 25 nov 2012, elle a cité une dame qui a été ravie de cette pratique. « 

    #10636

    Grisli
    Membre

    Alors voilà mon témoignage sur ma relation au sport depuis mon cancer et en particulier depuis mon premier jour de chimiothérapie à 34 ans.
    La diététicienne est venu me voir le jour du traitement et m’explique à ma grande surprise que la chimiothérapie bien que tres lourde risquait de me faire prendre du poids, d’une part en raison de l’hormonothérapie associée, de la castration chimique et aussi des corticoides mais également en raison de la baisse de l’activité physique pendant les traitements. Alors elle m’a donné un conseil, je dirais que c’est le meilleur que j’ai eu : chaque jour il fait vous lever et si possible sortir et aller marcher même si ce n’est que 5 minutes. L’idéal étant de le faire tous les jours au moins 20 minutes.
    Alors voilà je m’y suis tenue autant que possible. Bien sur au fur et à mesure des chimios j’étais de plus en plus fatiguée et la période d’alitement durait un jour de plus à chaque cure vers la fin. Donc j’ai marché tous les jours et chaque jour un peu plus. Et au bout de 5 mois de chimios j’ai participé à la marche de 5 km organisée par Courir POUR ELLES à Lyon, avec toutes mes amies et ça a été juste magique. En complément de la marche j’ai pu suivre 1h de cours de Pilat par semaine, financée grâce à la générosité de mes proches, mais au combien bénéfique pour ressentir son corps autrement qu’à travers les multiples agressions des traitements…
    J’ai ainsi continué, conseillée par l’équipe du centre Léon Bérard qui proposait l’activité physique adaptée à ses patients. Malheureusement habitant trop loin je ne pouvais pas bénéficier des activités de marche nordique proposées sur place. J’ai donc écouté leurs conseils et forte de mon expérience dans le sport j’ai maintenu cette activité et réussi à ne pas prendre un seul kg malgré l’hormonothérapie. Je me suis mise à la marche nordique, avec précaution au début car j’ai un lymphoedeme apparu assez tot, et a ma grande surprise le mouvement du bras délicat au début est devenu de plus en plus sur.
    Un accident malheureux survenu pile un an après ma mastectomie m’a valu un tour en hélicoptère, une opération d’une hernie discale cervicale, 2 mois de corticoides et 2 mois d’alitement et quasi 6 mois d’interruption d’activité physique. ET la patatra, 15 kg pris à toute vitesse (l’hormonothérapie étant aussi bien installée), le moral en berne, le système immunitaire au plus bas et les infections à répétitions étaient alors mon quotidien. J’ai là eu beaucoup de mal à reprendre l’activité physique et compris la nécessité qu’elle soit vraiment très bien adaptée au niveau de forme, car à chaque fois que j’essayais de reprendre j’y allais un peu trop fort et mon corps de fatiguais, d’où des interruptions, je culpabilise, et me voilà dans un cercle non plus vertueux mais vicieux.
    Dans un mois cela fera deux ans que j’ai terminé la chimio et je commence à me sentir en forme. Et oui il y a 6 mois Aurélie qui est venue toutes les semaines pendant ma chimios, voyant que j’avais du mal à retrouver seule ma forme s’est mise au défit de m’aider à retrouver une condition physique me permettant de revivre normalement. Et voilà notre objectif bientôt atteint. Enfin mon poids repars à la baisse (ce qui est bien car mon crabus ne demande pas mieux que de la graisse pour reprendre…), mon corps se tonifie et ma fatigue profonde diminue de jour en jour. Pour exemple je ressentais le besoin de dormir tous les après midi au moins 2 heures durant la période difficile apres mon accident.
    Ce que j’ai retenu des conseils d’Aude Marie qui s’occupe de l’activité physique adaptée c’est :
    – Qu’il faut pouvoir maintenir une conversation pendant l’activité physique, ce qui assure un travail aérobie
    – Qu’il fait avoir une activité physique ADAPTEE à son état physique, donc au minimum se faire conseiller comme le recommandent les personnes qui se penchent sur la question de l’activité physique et cancer comme les centres anticancéreux le Lyon, Paris, Besançon et ActivRA par exemple.
    – Qu’il fait avoir une activité physique régulière, mieux vaut un peu tous les jours ou tous les 2 jours qu’une fois intense dans la semaine
    – Qu’il ne faut pas ressentir de douleur pendant l’effort ou juste après, ni de courbature plus de 48H après
    – Que l’essentiel est de se faire plaisir mais que parfois il faut aussi se motiver pour sortir quand on a tellement mal, qu’on se sent si faible, mais après c’est tellement bon.
    – Savoir aussi quand l’activité physique n’est pas possible, détecter ces moments et NE PAS CULPABILISER (voir le lien de la conférence de Dr Pavic qui l’explique très bien.
    Pour moi ressentir mon corps à travers l’activité physique pendant les traitement a été une aide précieuse pour accepter la mutilation, pour ressentir mon corps autrement qu’au travers de la douleur, c’était aussi le seul moment où mon esprit s’évadait et aujourd’hui encore c’est vital pour moi.
    Trouvez l’activité qui vous convient, la marche nordique est une excellente activité, pas chère, accessible au plus grand nombre, partout, par tous les temps, mais aussi le Pilat, le yoga, ce qui fait plaisir quoi. La natation, pas toujours compatible selon les pansements, les changements physiques etc mais très bénéfique lorsque c’est possible.
    Voilà dans 2 mois une grosse intervention m’attend, et je veux y arriver en forme, ensuite je me suis engagée dans un défi magnifique et symbolique de mon parcours proposé par l’association ‘au sein de sa vitalité’ http://ducanceralavitalite.wordpress.com/le-monte-cinto/ et là http://catherinecerisey.wordpress.com/2012/03/27/cancer-et-vitalite-des-randonnees-pour-les-femmes-malades-ou-en-remission/
    J’espère que mon témoignage pourra aider les malades à oser l’activité physique pendant et après les traitements et leurs proches et amis à leur prendre la main quand c’est parfois plus difficile pour leur proposer de prendre l’air.
    Marie

    Pour plus d’éclairages sur ce qui m’a aidé voici des liens que je vous conseille.
    « www.cancer-environnement.fr »
    le site de ActiV’RA « http://activra.fr/ » pour les Rhône-alpins ! (magnifique association sur l’activité physique et cancer, Dr Pavic)
    Pour les franc comtois le réseau Oncolie aussi oeuvre pour l’activité physique et cancer http://www.oncolie.fr/
    Le 8 mars Courir Pour Elles http://www.courirpourelles.com/ a fait une belle journée à laquelle j’aurais du participer. Des conférences de médecins autour de la qualité de vie pendant et apres les traitements, en particulier l’intervention du Dr Pavic sur le thème de la fatigue.
    Beaucoup d’émotion en visionnant les vidéos quand j’ai entendu Sophie me dédier cette journée…
    INTRODUCTION http://www.youtube.com/watch?v=uva0pCRlEmY
    SOPHIE ARANDA maitre de conférence, activité physique adaptée http://www.youtube.com/watch?v=JIp_d9mUyfE&feature=related
    DR MARTIN http://www.youtube.com/watch?v=YqaK4bBbw9w&feature=related
    DR PAVIC, président de Activ’RA, intervention sur la fatigue et cancer http://www.youtube.com/watch?v=5DooR99nr70&feature=related
    DR DUBERNARD http://www.youtube.com/watch?v=Ws4-u1Gc3MM&feature=related
    DR FERVERS http://www.youtube.com/watch?v=EU9jZ8vK1bQ&feature=related
    DR ROMESTAING http://www.youtube.com/watch?v=2qXwsRnA1BU&feature=related
    DEBAT ISSU DE LA CONFERENCE http://www.youtube.com/watch?v=T6Uxvs1tK-8&feature=related
    FLASH MOB http://www.youtube.com/watch?v=ab2ryyiSAFI&feature=related et http://www.youtube.com/watch?v=ab2ryyiSAFI&list=UUE2tOOtKWzAcbD8z0pBS-YA&index=5&feature=plcp
    un petit lien sympa en plus
    OUi j’ai oublié de dire qu’il est important de différencier Sport et activité physique. Le sport ce n’est pas forcément adapté à tous ou à toutes les périodes de notre vie. L’essentiel c’est de maintenir une activité physique. Voici letzmove.rtl.lu/

    #10629

    Alinea
    Membre

    Au-delà du désir (ou du non-désir) de faire du sport pendant la « période cancer », il faut aussi parler de la possibilité physique et des risques liés à la pratique d’un sport. Avec mon mari (nous sommes deux anciens malades du cancer), nous avons privilégié des pratiques douces : marche, vélo d’appartement.[b] Mais pendant la maladie, nous étions trop faibles et trop fatigués pour envisager faire du sport. [/b]Quelles pratiques peuvent être encouragées et dans quel cadre. Existe-t-il des structures appropriées ? Merci de vos réponses…

    #10628

    Dennis
    Membre

    Si l’on en croit les études scientifiques, la sédentarité est une des principales causes de l’augmentation du nombre de cancers. A l’inverse, « bouger, c’est la santé », affirment les médecins. Les personnes plus actives sont moins exposées à certains cancers : le risque de cancer du côlon diminue ainsi de à 17%, celui du sein chute de 20% (après la ménopause) et celui de l’endomètre de 27%. Si bien que l’OMS recommande de pratiquer une activité physique quotidienne afin notamment de diminuer les risques de tumeurs du colon et du sein.

    Outre l’aspect préventif, le sport joue un rôle important dans le traitement. Il améliore « la qualité de vie (bénéfice sur l’anxiété, la dépression, le sommeil, l’image du corps et le bien-être) » et réduit « la sensation de fatigue .» L’activité physique aide ainsi à guérir et à ne pas rechuter. Au point que pour le cancer du sein, le risque de décès chute de 34% et le taux de récidive de 24%.

    Mais rien n’y fait, les patients sont massivement inactifs. Comme si avoir un cancer était en soi une atteinte telle à l’image de soi et un tel traumatisme que le sport devenait une non-option. Pourtant, ceux qui l’ont essayé ont tous confirmé les bienfaits directs ressentis sur l’instant et sur le long terme. Aussi, l’expérience de ceux qui ont décidé de faire du sport pendant (ou après) leurs traitement serait indispensable…

    #10647

    vero M
    Membre

    Bonjour,
    j’ai continué le yoga.
    Aujourd’hui , encore en traitement, je fais de la rééducation fonctionnelle et du dragon boat au sein de l’association Ensemble pour Elles à Reims, initiatrice des Dragon ladies en France.
    Entre femmes atteintes de cancer du sein, nous pratiquons de façon encadrée, progressive et adaptée à notre pathologie et en respectant l’individualité de chacune.
    Le fait de pratiquer à plusieurs permet de se motiver, de rire et de monter de beaux projets.
    Quelque soit l’activité: prendre du plaisir sans prendre de risque et ce, pendant et/ou après les traitements.

    #10646

    Cancer Contribution
    Admin bbPress

    Sur le thème du sport & maladie, Malaga avait indiqué que la gym suédoise était un sport à la fois doux et dynamique, qu’elle avait pu continuer après sa chimiothérapie. Ce témoignage nous a paru très intéressant et nous aimerions savoir quelles pratiques vous semblent les plus adaptées? A quelle étape de la maladie ? Quelle est votre expérience à ce sujet ? Quels associations ou centres recommandez-vous ?

    #10645

    Malaga
    Membre

    La gym suédoise !!! http://www.gymsuedoise.com/
    Il s’agit de gym douce mais parfois très dynamique, où on peut faire des mouvements sans se faire mal.
    J’en faisais avant la maladie, mais j’avais un peu zappé. Quand j’ai lu que le sport diminuait le risque de récidive, j’ai décidé d’en manger 2 à 3 fois par semaine !

    J’ai recommencé la gym suédoise après mes séances de chimio, au commencement des rayons.

    Y a bon la gym suédoise !

    #10644

    Cancer Contribution
    Admin bbPress

    Sur le thème « sport & cancer », Le Monde vient de publier un portrait du cancérologue Thierry Bouillet, passionné de karaté, qu’il pratique depuis plus de trente ans (il est ceinture noire 3e dan).

    « Convaincu que cet art martial, et plus largement le sport, peut aider les personnes touchées par un cancer, il a créé en 2000 avec Jean-Marc Descotes, professeur de karaté et ancien champion, la CAMI (Cancer, arts martiaux et informations), association qui propose des séances d’activités physiques dans plus d’une vingtaine de centres en France. Ensemble, ils ont créé le site Sportetcancer.com et écrit l’ouvrage du même nom, Sport et cancer (éd. Chiron, 2 tomes). Thierry Bouillet raconte comment lui est venue l’idée de mettre le sport au service de la médecine. »

    http://www.lemonde.fr/vous/article/2012/08/07/rencontre-avec-thierry-bouillet-cancerologue_1743309_3238.html

    #10643

    Giovanna
    Membre

    Chère Sarah,
    merci tout d’abord de ces contributions qui permettent de montrer comment un message apparemment neutre peut être vécu comme blessant pour le lecteur. Et que des recommandations générales de santé publique ne peuvent pas se traduire en avis personnalisés, car chaque individu a son histoire et ses conditions de vie spécifiques.
    La contribution de Jean-Luc sur l’importance de l’activité physique mettait en évidence la question de la prévention.
    L’éducation à la prévention est un enjeu important non seulement pour ses effets bénéfiques en termes budgétaires, mais surtout car elle permet aux individus de se mettre davantage à l’écoute du corps, de ses rythmes et de ses besoins.
    Les messages de prévention se dirigent, tout d’abord, aux personnes bien portantes, à ces futurs malades qui peuvent diminuer leurs risques grâce à l’adoption d’un style de vie plus adapté. Ou bien aux anciens malades qui peuvent revoir leurs pratiques selon une hygiène de vie qui contribue à diminuer les risques de rechute.
    Or, différemment, la personne qui est en parcours de soins, qui supporte le poids des traitements, la lourdeur des symptômes, la difficultés des effets collatéraux, cette personne a d’autres urgences que celle de la prévention. Faire face à la maladie veut aussi dire pouvoir se sentir libre de choisir les outils qui mieux conviennent à chacun. Et si cela passe à travers une activité physique adaptée, cela sera d’autant bénéfique quel le plaisir de discuter avec des amis, de lire un bouquin que l’on aime ou de faire du crochet.
    Par ailleurs, il ne faut oublier que dans les belles recommandations sur la prévention, une place importante est occupée par l’Etat: une éducation correcte à la prévention oblige surtout le système public à mettre en place tous les instruments qui permettent aux citoyens d’avoir des bonnes pratiques de vie. Et cela dans le respects des possibilités de chacun.

    #10642

    Cancer Contribution
    Admin bbPress

    Nous comprenons votre réaction et elle « fait sens ». Le propos n’est pas de culpabiliser les malades, ni de faire des économies à leurs dépends, mais de montrer qu’il existe des activités qui permettent d’améliorer les conditions de vie des patients. Il ne s’agit pas d’une injonction formelle, mais d’un conseil pour ceux qui ont la force et le moral pour intégrer de l’activité physique dans leur parcours de soins. Voilà donc le seul objectif, tout entier dévoué au bien-être des patients. Nous espérons que vous ne vous sentez pas offensée. Et merci pour votre réaction !

    #10641

    Alinea
    Membre

    [b]Pour compléter l’information sur ce sujet capital :[/b] « Publiée dans The Lancet, revue scientifique britannique de renom, une étude rapportée par le Guardian classe sans appel les Anglais dans la catégorie des feignants, à quelques jours de l’ouverture de leurs Jeux olympiques. En effet, ils seraient plus de 63 % à ne pas pratiquer l’activité physique minimale recommandée par le corps médical pour s’assurer une santé optimale : marcher au moins 30 minutes 5 jours sur 7, ou pratiquer 20 minutes d’activité physique plus intense 3 fois par semaine. Le Royaume-Uni est donc le pays qui compte le plus d' »inactifs » en Europe occidentale, mais Malte et la Serbie font pire sur le continent. Au niveau mondial, ces pays côtoient les mauvais élèves que sont l’Arabie saoudite, le Japon ou l’Argentine, par exemple.

    La France s’en tire, elle, plutôt bien. Nous ne serions en effet que 32,5 % à ne pas pratiquer suffisamment d’activité physique, soit presque moitié moins en proportion. Ce chiffre est proche de celui de pays comme l’Allemagne (28 %) mais encore bien loin des « champions » européens, les Pays-Bas et la Grèce, avec respectivement 18 et 15,5 %. Les Américains, que l’on imagine volontiers sédentaires, se situent dans la moyenne (40,5 %). Ces chiffres cachent toutefois des disparités souvent importantes : si, en France, 72,3 % des hommes ont une activité physique hebdomadaire suffisante, 62,8 % des femmes sont dans le même cas. »

    http://www.lepoint.fr/sante/les-pays-les-plus-feignants-du-monde-18-07-2012-1486868_40.php

    #10640

    Cancer Contribution
    Admin bbPress

    Merci à Jean-Luc de partager cette analyse : « Si 30 % des patients faisaient du sport, la sécurité sociale pourrait économiser 600 millions d’euros [744 millions de dollars], sur les médicaments uniquement, sans compter les arrêts de travail. »

    Trois nouvelles études permettent d’établir l’importance de l’activité physique dans la rémission d’un cancer et dans un mode de vie sain.

    Une première montre que des activités physiques adaptées permettent de diminuer de 50 % le risque de rechute chez des patients atteints de cancer du sein, du côlon ou de la prostate.La deuxième établit que le manque d’activité physique est responsable d’un décès sur dix dans le monde, à peu près autant que le tabac ou l’obésité.

    Une troisième montre pour sa part que le tiers des adultes et 4 adolescents sur 5 dans le monde ne font pas suffisamment d’exercice physique.

    [b]La première recherche[/b]
    Le cancérologue Thierry Bouillet et ses collègues du seul réseau sport et cancer en France proposent des séances de karaté, de yoga et de gymnastique à quelque 3000 patients dans plus d’une vingtaine de centres dans le pays.

    [b]La deuxième recherche[/b]
    Le Dr I-Min Lee et ses collègues de l’école de médecine de l’Université Harvard ont établi que le manque d’activité physique est responsable d’un décès sur dix dans le monde, à peu près autant que le tabac ou l’obésité.

    [b]La troisième recherche[/b]
    Une étude menée par le Dr Pedro C. Hallal de l’Université de Pelotas, au Brésil, et réalisée sur 122 pays, montre pour sa part que le tiers des adultes et 4 adolescents sur 5 dans le monde ne font pas suffisamment d’exercice physique, ce qui accroît de 20 % à 30 % leurs risques d’avoir des maladies cardiovasculaires, du diabète et certains cancers.

    http://www.radio-canada.ca/nouvelles/science/2012/07/18/001-activite-physique-etudes.shtml

    #10639

    Claire
    Membre

    je pratiquais déjà du sport régulièrement (running et gym) avant d’avoir un cancer de l’ovaire et 6 séances de chimio. J’ai continué à courir jusqu’à la 4e séance de chimio car j’en avais encore la force et j’en avais besoin pour me sentir « vivante » et pour évacuer toute la colère que j’avais en moi. Le fait de sentir mes muscles travailler m’a permis de mieux supporter cette période. Après la 5e chimio, j’étais tellement fatiguée que j’avais du mal à marcher, mais je me forcais à le faire au minimum 1/2 par jour.

    #10638

    Alinea
    Membre

    [b]Voici une citation trouvée dans L’Express – « L’exercice physique devrait faire partie intégrante de la prise en charge standard du cancer »[/b], par le Pr Edward Giovannucci, de l’université de Harvard à Boston, dans son introduction à un article sur le rôle du sport dans la réduction des risques de cancer du sein et du côlon (journal of the National Cancer Institute, publication en ligne).

    http://www.cancer.gov/cancertopics/factsheet/prevention/physicalactivity

    http://jnci.oxfordjournals.org/content/89/13/948.full

    http://consumer.healthday.com/Article.asp?AID=664558

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