UN MIEUX SUR LES METASASES DU CANCER DU SEIN

Accueil Forums Dépistage UN MIEUX SUR LES METASASES DU CANCER DU SEIN

Ce sujet a 3 réponses, 3 participants et a été mis à jour par  sitelle, il y a 4 ans et 5 mois.

  • Créateur
    Sujet
  • #10717

    sitelle
    Participant

    Dans le cancer du sein métastatique, la prise en charge des métastases cérébrales, osseuses voire hépatiques, s’améliore, intégrée au traitement séquentiel de chimiothérapie.

    LA SURVIE des cancers du sein métastatiques d’emblée a sensiblement progressé. « Résultat des « petits pas » obtenus année après année depuis 1990 grâce aux nouvelles molécules, à l’amélioration du diagnostic, aux traitements locaux plus agressifs et à de meilleurs soins de support, leur survie à deux ans est passée de 40 à 48 % », résume le Pr Marc Espié (CHU Saint-Louis, Paris).

    Parallèlement, l’incidence des métastases cérébrales progresse. « Dans les cancers du sein HER2 dont les thérapies ciblées de type herceptine ont révolutionné la survie – aujourd’hui à 25 % au-delà de 5 ans – le problème des métastases cérébrales vient se poser désormais chez plus de 50 % des patientes, dans un délai médian de 3 ans après le diagnostic. Et dans les cancers du sein triple négatifs, les métastases osseuses, présentes dans 14 % des formes métastatiques d’emblée, constituent 5 % des premiers sites métastatiques », résume le Pr Espié. Leur prise en charge est donc cruciale. Le traitement fait appel à la chirurgie, la radiothérapie (in toto ou stéréotaxique) et aux traitements séquentiels de chimiobiothérapies au long cours.

    « Les métastases osseuses représentent plus de la moitié des rechutes métastatiques. Et c’est le premier site de rechute dans 30 % des cas », souligne le Pr Espié. Elles sont traitées par radiothérapie ou radiothérapie métabolique, cette dernière étant particulièrement intéressante lors d’atteintes multiples mais limitées. Leur chirurgie est surtout prophylactique – éviter la fracture, les complications liées à la destruction osseuse – chez les femmes en bon état général. Et elle a une visée curative lors de fractures, dépressions médullaires… Et leur prise en charge a bénéficié de techniques modernes : cimentovertébroplastie, radiofréquence, bisphosphonates, anti-rank ligant (dénosumab)… « Cette prise en charge locale des métastases osseuses ne doit pas être négligée car elle peut améliorer grandement la qualité de vie », souligne le Pr Espié

    Quant aux métastases hépatiques du cancer du sein, la chirurgie y a longtemps été considérée comme inutile. « Or dans les lésions unifocales sur fond de bon état général, on peut observer post-chirurgie des survies de 20 % à 60 % à 5 ans. Leur prise en charge s’inscrit donc, elle aussi, dans la séquence thérapeutique avec les chimiothérapies ».

    SOURCE:http://www.lequotidiendumedecin.fr/specialites/cancerologie-gynecologie-obstetrique-pneumologie/un-mieux-sur-les-metastases-du-sein

3 réponses de 1 à 3 (sur un total de 3)
  • Auteur
    Réponses
  • #10718

    Philippe Galipon
    Participant

    Bonjour Sitelle

    La réalité c’est que très peu de progrés ont été réalisés pour améliorer la survie du cancer du sein triple négatif par rapport aux autres formes de cancer du sein

    Le cancer du sein métastatique de type triple négatif (ER-/PR-/HER2-) est un très mauvais pronostic.
    – récepteurs aux œstrogènes négatif
    – récepteur de la progestérone négatif
    – récepteur du facteur de croissance épidermique 2 négatif

    Une therapie ciblée par hormonotherapie ne peut pas être mise en œuvre

    Le cancer du sein métastatique n’est aujourdhui pas curable.

    Il constitue 15% des cancers du sein

    La survie depend de la vitesse de propagation des metastases à d’autres organes (18 à 24 mois)

    Il n’y a pas de survivantes pour temoigner…

    #10719

    sitelle
    Participant

    Merci Philippe, il me semblait – mais j’attendais des réactions – que ce sujet avait été posté, justement dans le quotidien du médecin, pour se donner bonne conscience. Même si des travaux existent, aucun réel progrès n’est fait: il ne s’agit plus à ce stade de constater les métastases, mais bien d’avouer quelque part qu’un cancer métastasé à un stade avancé, laisse peu de chances. Donc il vaudrait mieux axer les recherche vers les traitement très tôt qui viseraient à empêcher la propagation des cellules malignes…et là bien sûr, c’est une autre affaire.

    #10720

    sitelle
    Participant

    Merci Giovanna, mais vous savez comme nous tous, qu’un ‘mieux’ paraît toujours trop peu autant pour les malades, que pour les proches ou les personnes intéressées ou impliquées. Il faudrait faire bouger les choses dans la mesure où pour beaucoup il y a urgence. Les pouvoirs publics???

3 réponses de 1 à 3 (sur un total de 3)

Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.