Alinea

Toutes mes réponses sur les forums

15 réponses de 1 à 15 (sur un total de 47)
  • Auteur
    Réponses
  • en réponse à : A la recherche de témoignages sur votre vécu… #11533

    Alinea
    Membre

    Honnêtement, quand on combat le cancer avec comme perspective la tombe, on peut se dire que le sexe, c’est franchement pas important. C’est comme ça que je l’ai vécu… Mais la maladie dure, une fois les traitements passés ou espacés, il faut tout doucement revenir à une vie normale, donc à une sexualité épanouie… C’est là que les conseils sont importants, surtout quand le corps a été mutilé (ablation du sein dans mon cas). Les mots du partenaire sont essentiels, mais il faut d’abord accepter de ne plus habiter ce corps jeune et en bonne santé, bâti pour le plaisir et la reproduction. Et ça, c’est pas facile !

    en réponse à : Cancer et sexualité : quelle est la place de chacun ? #11519

    Alinea
    Membre

    Bonjour, je suis peut-être « vieux-jeu », mais l’amour « médicalisé » me paraît une approche intenable. Soit c’est spontané et le désir est là, soit on prend acte que le cancer va amener une pause de ce côté-là, du moins une moindre appétence sexuelle. De mon côté, perdre un sein a profondément et durablement perturbé ma sexualité et, paradoxalement, c’est moi qui ne voulais plus quand mon mari était absolument attentionné, compréhensif et exprimait du désir. Il a fallu un peu de temps pour remettre les choses dans l’ordre. Si les médecins m’en avaient parlé, cela aurait-il changé mon approche, je ne le pense pas. Quel est l’avis des autres lecteurs du site ?

    en réponse à : Cancer et sexualité : quelle est la place de chacun ? #11504

    Alinea
    Membre

    Oh ! Alors là, je suis surprise… Effectivement, comment penser au sexe quand la mort plane et qu’on parle chimiothérapie, mammectomie, rayons ? Si j’en réfère à mon expérience, le cancer du sein, c’est en l’espère un peu la double peine, car il touche l’organe érotique. On a beau se dire que notre sex-appeal ne va pas en pâtir, perdre un sein ou le voir touché par le cancer, c’est quand même un sacré coup porté à la libido, celle de la femme et celle de l’homme… Moi, je me suis sentie démunie, « mutilée », comme privée de ma féminité et pendant mes périodes de soins, la sexualité était loin d’être ma priorité…

    Honnêtement, je crois que les médecins sont avant tout là pour nous soigner et tout faire pour « tuer » ce cancer qui nous ronge. Il serait déplacé de leur en vouloir de ne pas s’occuper de la sexualité de leurs patients. Mais si la médecine peut nous aider à mieux comprendre comment et pourquoi la sexualité doit se poursuivre pendant cette période de soins, voilà un progrès évident. Mais ne demandons pas aux médecins de tout régler pour nous : notre vie nous appartient et à nous d’aborder le sujet si l’on veut continuer à avoir une vie sexuelle épanouie.

    Ou alors, faisons comme cet humoriste français (finalement mort du cancer) : « [b]Moi, j’ai pas de cancer, j’en n’aurai jamais, je suis contre.[/b] »


    Alinea
    Membre

    Bonjour, je n’ai pas eu à affronter cette situation, mais une voisine a un enfant touché par le cancer et, croyez-le, l’annonce lui a été faite par téléphone… Je pense que sur ce sujet, le thème de l’annonce, un thème transversal souvent traité sur ce site, doit faire l’objet d’un traitement spécifique : annonce faite aux parents (voir le film « la guerre est déclarée »), annonce faite à l’enfant lui-même. Ne serait-il pas temps d’écrire un protocole obligatoire. Comme le dit Catherine Cerisey dans LiveContribution, « il n’y a pas de bonne façon d’annoncer une mauvaise nouvelle », mais il y a 1.000 mauvaises façons de le faire…


    Alinea
    Membre

    La prévention, c’est la base de l’édifice qui lutte contre le cancer. Hier, j’ai vu un jeune homme blanc tellement bronzé qu’on pouvait le confondre avec un Insulaire. Mais sa peau était par endroits plus rouge que bronzée et il pelait d’un peu partout. Puis le soir, j’ai vu des jeunes filles de 20 ans boire et fumer avec excès. Comment parler à ces populations ? L’initiative de Lionel Pourtau No(s) Cancer(s) est excellente et peut servir d’exemple. Mais intégrons cette dimensions « prévention » dans le plan cancer 3. Une initiative toute simple : de même que l’on donne des cours d’éducation physique, d’éducation civique, pourquoi ne pas apprendre à nos jeunes à préserver leur santé et leu expliquer les conséquences à long terme. Jeune ne signifie pas forcément insouciant et débile : parlons-leur le langage de la vérité !


    Alinea
    Membre

    Bonjour à tous, la lecture des différents posts me pousse à ajouter une thématique parmi les priorités du Plan Cancer 3 : l’accès aux traitements innovants, qui ne doit pas reproduire ni amplifier les inégalités sociales et géographiques…

    en réponse à : Personnes jeunes et cancers – quelles réalités ? #11408

    Alinea
    Membre

    Pour moi et mon mari, on cumule 4 cancers à nou deux (2 du sein, 1 de la thyroïde et 1 leucémie) avant l’âge de 55 ans. Donc, oui, ce forum nous parle ! Il n’a pas dévasté nos existences, mais il a été un poison dans une vie par ailleurs belle et tranquille. Sans parler de mon frère mort d’un cancer du foie avant 55 ans. Alors, oui, il faut arrêter de considérer que les « jeunes » sont peu touchés…

    en réponse à : Personnes jeunes et cancers – quelles réalités ? #11407

    Alinea
    Membre

    Cathy, accrochez-vous car la vie, c’est au quotidien qu’on en profite. L’âge, c’est dans la tête, bien entendu !Le cancer doit vous permettre de comprendre la fragilité et la beauté de vivre, malgré la douleur et la peur…

    en réponse à : Personnes jeunes et cancers – quelles réalités ? #11406

    Alinea
    Membre

    Paolina, votre courage est exemplaire. Moi aussi touchée jeune, j’ai eu la chance d’être enseignante et d’être prise en charge. Je sais ce que je dois au système de santé français, un système en péril… J’avais aussi la chance d’avoir déjà eu deux enfants. Comme quoi, le bonheur, le malheur, tout cela est relatif… J’espère que vous allez bien.


    Alinea
    Membre

    Merci Giovanna pour ces précisions ! Je pense qu’une des innovations consisterait à mieux organiser le suivi au cours des années qui suivent le traitement. Mon mari a été touché voilà 15 ans et on a le sentiment de vivre avec une épee de Damoclès suspendue au-dessus de nous… Pas un oncologue pour nous dire que c’est fini, la menace père toujours dans leus discours. On aurait pu mieux vivre ces années, mais la rémission n’est pas la guérison. Comment faire pour inclure le mot « guérison » dans le parcours des patients après leurs traitements ? Des patients se sentent-ils guéris ? Après tout, c’est comme une grippe. On l’attrape et on se soigne, ce qui n’empêche pas qu’on puisse l’attraper l’hiver suivant ! Qu’en pensez-vous ?


    Alinea
    Membre

    Bonjour, qu’attendez-vous excatement ? Quel type de contribution ? Pouvez-vous nous orienter ?


    Alinea
    Membre

    En complément de mon message précédent, j’ai récemment vu un reportage sur l’aluminium… Saviez-vous que les industriels en mettent dans… nos déo ? Ceux qu’on se met tyous les matins sous les bras ! Paraît que ça bouche les pores et empêche de transpirer… Cancérigène ou non ? Le débat est ouvert mais que penser d’une civilisation qui se colle du métal dans le corps tous les jours pour ne pas sentir sous les bras ? Que savons-nous de la dangerosité de ce type de produit ? Merci de vos lumières sur ce sujet…


    Alinea
    Membre

    Je pense pour ma part qu’il faut désormais associer prévention et soins, comme indiqué dans l’article publié sur cette plateforme et consacré au Centre Hygée de St Etienne. Franchement, comment peut-on encore ignorer que la meilleure façon de luttre contre le cancer, c’est de ne pas l’avoir… Ca vous fait rire ? Regardez nos habitudes : alcool, tabac, drogues, psychotropes, soleil… Loin de loi l’idée de moraliser la vie et que chacun s’éclate, mais en terme de prévention, il est essentiel de dire que boire ou fumer avec excès, ou s’exposer excessivement au soleil ,e peut avoir qu’un résultat probable et statistiquement incontournable : accroître la prévalence du cancer. Alors comment, dans le plan Cancer, donner des moyens à la recherche. Et je vais plus loin, comment intégrer la connaissance de ces risques dans l’éducation de nos enfants. A partir de quel âge et comment en parler ? Mais l’Education Nationale doit jouer son rôle !


    Alinea
    Membre

    Je reprends ici ce que Cancer Contribution publiait le 2 mai, le (encore) candidat François Hollande a répondu aux questions de la Ligue : « Lutter contre la maladie est une épreuve difficile à laquelle ne doivent pas s’ajouter des difficultés financières. »

    Comment interpeller ce jeune homme et lui demander quels moyens il va mettre en oeuvre pour tenir ses promesses électorales ?


    Alinea
    Membre

    Sitelle, loin de moi l’idée de mettre en cause votre sincérité, mais le débat doit prendre en compte la nécessaire difficulté de tous face à la maladie et réussir à dépasser nos seules souffrances, qui sont si présentes… Mais pensons aussi à nos enfants et construisons leur un monde où le cancer ne serait plus le fléau qu’il est à ce jour. A mon tour de sombrer dans le sentimentalisme…

15 réponses de 1 à 15 (sur un total de 47)