Sounion

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15 réponses de 1 à 15 (sur un total de 34)
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  • en réponse à : Médecine prédictive : nouveaux enjeux, nouvelles pratiques… #11486

    Sounion
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    A ce sujet, l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST), a publié un tout récent rapport (on le trouve à ce lien : http://www.assemblee-nationale.fr/14/cr-oecst/medecine_perso_rapport_provisoire.pdf
    qui souligne la nécessité d’information et de protection des patients en matière de médecine personnalisée car elle « bouleverse la conception traditionnelle de la médecine ».
    Le Rapport indique que la médecine personnalisée « consiste à traiter chaque patient en fonction des spécificités génétiques et biologiques d’une pathologie » tout en tenant compte de son environnement.
    On parle, pour cette approche nouvelle de « véritable révolution sociétale » qui forcement « doit être accompagnée d’une politique d’éducation à la santé, de débats publics permettant aux citoyens d’en comprendre les apports et d’en apprécier les bienfaits et les contraintes ».

    Le rapport se termine avec une recommandation de mise en ligne d’un site internet destiné à former le grand public aux enjeux de la médecine personnalisée. Ce site sera géré par l’Agence de la Biomédecine.

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 4 ans et 6 mois par  Sounion.
    • Cette réponse a été modifiée le il y a 3 ans et 5 mois par  CancerContribution.
    en réponse à : Médecine prédictive : nouveaux enjeux, nouvelles pratiques… #11484

    Sounion
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    Médecine prédictive égale à eugénisme? Je ne suis pas sûr…j’aimerais mieux penser que la connaissance précoce des risques puisse être un levier pour développer des actions ciblées en matière de prévention. On parle souvent de responsabilités individuelles, de « devoirs des patients »…et si la médecine prédictive devenait plutôt un dispositif d’aide et d’accompagnement ?
    Le jour du Réveillon me donne de l’optimisme. Peut-on imaginer que grâce aux calcules de risque les employés auront droit à des séances de coaching individuel, ou que les mutuelles développent des programmes d’aide ciblée pour les personnes fragilisées par une prévision de maladie grave?
    Je ne crois pas que le danger soit dans les découvertes, mais plus facilement dans la manière de les utiliser.
    Bonne année 2014 à toutes et à tous!

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 4 ans et 6 mois par  Sounion.
    • Cette réponse a été modifiée le il y a 3 ans et 5 mois par  CancerContribution.

    Sounion
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    Il me semble que dans le complexe panorama actuel de la santé, un exemple clair de démocratie participative vient du dossier relatif aux prothèses PIP.
    Le scandale PIP suscite des réactions unanimement sévères parmi les acteurs du système de santé, d’abord les femmes porteuses, les institutions, les professionnels, les associations et la société civile en générale.
    Derrière cette démarche de banditisme et d’irresponsabilité, le dossier PIP engendre des conséquences importantes et sous le profil individuel pour les personnes mises en danger et sous le profil politique et sociétal.
    Face à cela une démarche de démocratie représentative a été mise en place par la Ligue contre le cancer. En tant qu’association agrée, la Ligue a déclaré vouloir « [i]porter plainte pour placer sur la scène judiciaire la parole des victimes et garantir une juste indemnisation des préjudices subis[/i]. » Par ailleurs, la Ligue s’engage aussi à débloquer un fond de 50 000 euros pour le soutien psychologique et l’accompagnement juridique des victimes de la fraude. Saluons l’efficacité de cette démarche.
    Mais au delà de la pertinence de l’action de la Ligue, peut-on imaginer que les femmes porteuses opérées pour raisons esthétiques restent sans justice car non pas représentées par une association agrée ?


    Sounion
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    Je suis déconcertée par la polémique qui s’est générée autour du sur-diagnostique conséquent au dépistage des cancers du sein.
    Épidémiologues et professionnels se lancent des flèches toujours plus corrosives qui n’ont d’autres effets que de miner la confiance de l’opinion publique. Tout cela dans une période qui est consacrée à favoriser un diagnostique précoce de la maladie et, de fait, des traitements moins lourds.
    Face à cet enjeu fondamental, certains experts jouent le jeu « démasqueurs » de complot, activement aidé par le livre « No mammo » de Rachel Campergue, qui vient d’être publié de façon très opportune dans le mois du dépistage.
    La question se base sur quelques études (1), qui indiqueraient un sur-traitement de petites tumeurs à priori non destinées à se développer. L’étude évoquée affirme que « pour 2000 femmes invitées au dépistage pendant dix ans, un décès dû au cancer du sein sera évité mais dix femmes en bonne santé seront surdiagnostiquées. Ce diagnostic par excès conduira à 6 tumorectomies inutiles et à 4 mastectomies non justifiées et placera 200 femmes dans une situation de troubles psychologiques liés aux investigations suivantes. Ainsi, le pourcentage de femmes survivantes à 10 ans sera de 90,2 % si elles ne se sont pas prêtées au dépistage et de 90,25 % dans le cas contraire. »
    D’où la question: Faut-il continuer à traiter 10 femmes pour rien pour en sauver une ?
    Or ce qui me paraît déconcertant est le choix imposé entre une femme vivante et dix traitées. Comme s’il s’agissait du seul élément considérable dans le choix de santé publique. Comme s’il fallait décharger sur les femmes le choix non neutre entre courir le risque d’être sur-traitées par un cancer non invasifs et celui de laisser se développer un cancer qui sera diagnostiqué trop tard. En sachant, par ailleurs, que les cancers apparemment circonscris peuvent, dans un tiers des cas, évoluer vers un cancer invasif. Aujourd’hui c’est très difficile de prévoir le quel des tumeurs in situ restera circonscris et lequel se développera.
    Si, donc, on déplaçait la question sur l’opportunité de développer des outils moléculaires qui permettent d’identifier l’origine géniques des tumeurs afin d’en prévoir l’agressivité éventuelle, là on aurait une vraie piste d’amélioration d’un dispositif qui permet, en tous les cas,d’identifier au plus tôt le cancer pour le traiter à un stade peu avancé et favoriser les chances de guérison.

    (1): (http://www.bmj.com/content/338/bmj.b86.full)

    en réponse à : Le cancer, une maladie chronique ? #11283

    Sounion
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    Je crois qu’Anne a mis le doigt sur un aspect important de la représentation de la maladie.
    L’angoisse d’une éventuelle récidive est une chose, celle d’une récidive et au moment qu’elle choisira pour intervenir en est une autre. Cette crainte n’échappe pas au traumatisme du premier annonce; celui qui ouvre une fois pour toutes le champs des possibilités.
    Mais l’idée de la récidive, tout en étant extrêmement anxiogène, demeure dans le domaine des probabilités.
    Autre chose est la chronicité de la maladie qui demande une adaptation de la vie, du quotidien et des perspectives futures de la personne atteinte. Et la présence des traitements et de leurs effets implique un retour constant sur cette présence encombrante. Quelles sont les implications d’un cancer chronique dans le quotidien, auprès de l’entourage, dans la sphère professionnelle?

    en réponse à : Y a-t-il de grands et de petits cancers ? #11253

    Sounion
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    Je reviens à la question posée par Cancer Contribution au sujet de l’originalité ou bien à la discrétion des campagnes sur les cancers masculins et à l’éventuelle moindre liberté des hommes face à l’engagement féminin.
    « [i]Générosité, jeu un peu narcissique et macho et marketing sans faille : tels sont les ingrédients de Movember, une opération internationale qui associe la moustache à la lutte contre le cancer et dont les Canadiens sont grands champions cette année[/i] » [url=http://www.20minutes.fr/societe/833474-moustaches-frontieres-contre-cancer]http://www.20minutes.fr/societe/833474-moustaches-frontieres-contre-cancer[/url].
    « [i]Ça interpelle les gens dans la rue, au travail. Les gens en parlent plus et consultent davantage », indique Thierry Lebeau, urologue à l’hôpital Maisonneuve-Rosemont à Montréal….
    S’il y avait un mouvement comme ça pour le cancer du colon – imagine le gastro-entérologue James Benhamron – comme pour le cancer de la prostate, ce serait sensationnel…
    Ça me tient à coeur – explique Benoît Essiambre – J’ai eu des gens près de moi qui ont été victimes du cancer.
    L’opération Movember culmine lors de galas et fêtes en tout genre. A Montréal, quelques centaines de jeunes ont rempli en fin de semaine un théâtre converti en discothèque pour participer à un concours des plus belles moustaches en compagnie de jeunes femmes affichant elles aussi, par solidarité, des moustaches factices, collées ou dessinées. »[/i]
    Or en lisant cet article, je m’interroge sur les raisons qui motivent ces hommes à participer à la campagne de sensibilisation et j’ai l’impression que le levier principal est celui de la solidarité. Solidarité vers ceux, proches et loin, qui sont touchés par la maladie, solidarité qui se traduit en engagement civil.
    Serait-il question d’adapter le langage de la sensibilisation selon le genre et proposer aux hommes des campagnes plus décalées ? Des actions qui soient moins axées sur l’identification des risques et plus près d’une démarche solidaire ?


    Sounion
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    Voilà que le débat est passé sur un autre registre avec le scandale des prothèses PIP. Enjeu de santé publique mais aussi éclaireur de problématiques que la société voit de très loin.

    en réponse à : Les mots pour le dire #11126

    Sounion
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    Quid de l’enseignement à la communication pour les professionnels? j’ai entendu parler de formations aux Etats Unis et en Italie proposées aux médecins par des équipes de psys et comédiens qui mettent en scène situations basées sur l’expérience clinique. Le but final étant de mettre en exergue les blocages que le professionnel traîne face à la difficulté du moment et lui donner les outils pour modifier d’attitude.
    Quels sont les dispositifs prévus en France pour la formation initiale? et en formation continue?


    Sounion
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    J’ai l’impression que dans ce panorama la présence d’un support psychologique pour les professionnels ne soit pas réellement pris en compte. S’agit-t-elle d’une impression ou bien d’une donnée réelle?


    Sounion
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    A ce sujet, je signale l’excellente contribution de Carine MILCENT, Chercheur du CNRS en économie de la santé à la Paris School of Economics, « L’équité des soins, un chantier majeur », qui analyse la politique budgétaire française dans le domaine des soins et soulève la question de l’innovation médicale.
    « Les dépenses de santé n’augmentent pas uniquement à cause du « gaspillage » d’argent public mais aussi parce que la science permet de soigner des patients qui n’étaient jusque-là pas traités. Conjuguer tarification à l’activité et enveloppe fermée rend difficile le déploiement de l’innovation dans les hôpitaux publics. Il est donc probable que la France ne conservera pas longtemps la seconde place dans le classement de l’OMS. Est-ce vraiment ce que nous voulons ? Au vu de la hausse des dépenses publiques et privées, l’impression de dégradation paraît injustifiée car la production de soins n’a pas diminué. En revanche, il est fort possible que les différences de qualité des soins ont augmenté, portant préjudice à l’équité des soins. Nous manquons aujourd’hui d’outils pour quantifier ce phénomène et l’analyser. Une chose est sûre : cette équité constituera à coup sûr un chantier majeur des années à venir, pour les économistes et pour les politiques. »
    [url=http://www.lefigaro.fr/politique/2007/03/06/01002-20070306ARTFIG90046-l_equite_des_soins_un_chantier_majeur.php]Cliquer ici pour lire l’article[/url]

    en réponse à : Quel est l’impact d’Internet sur la relation médecin/patient ? #10981

    Sounion
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    Merci beaucoup Melchior de votre conseil. [url=http://online.wsj.com/article/SB10001424052970204124204577155162382326848.html]L’article[/url] est d’autant plus intéressant qu’il pointe le lien entre TIC et la médecin préventive.
    L’auteur imagine ces enfants dans 20 ans capables, d’une goutte de sang, de transférer des informations sur un chips personnel qui les aidera à créer un plan individualisé d’action tant en termes de mesures préventives que de mesures thérapeutiques en cas de pathologies. Et le sang ne sera pas le seul terrain d’exploration…salive, larmes pourront être interrogées à la quête de signaux qui laissent prévoir un début de maladie (ex: la présence déséquilibrée de sucre dans le sang comme facteur de risque pour le diabète, ou encore une croissance cellulaire incontrôlée, ce qui pourrait être le signe du cancer). Tout cela sous le contrôle de leur médecin référent.
    Déjà aujourd’hui une grande société de TIC a lancé un programme de bien être pour encourager ses employés à un mode de vie sain. Les employés reçoivent des alertes et des informations personnalisées en fonction de leurs problèmes de santé, ils intègrent leurs derniers résultats de test, leurs traitements et cette démarche devrait leur permettre de prendre des décisions plus éclairées. Par exemple, un diabétique nouvellement diagnostiqué pourrait obtenir des informations sur la façon de surveiller la glycémie et à surveiller les problèmes circulatoires qui accompagnent souvent la maladie.
    Si l’application des Nouvelles Technologies à la médecine préventive ne remet pas en question la fonction du médecin et son savoir, elle permet d’autre part au malade d’intervenir activement sur son état et de adopter des choix éclairés.

    en réponse à : Quel est l’impact d’Internet sur la relation médecin/patient ? #10983

    Sounion
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    Encore un point de vue sur l’apport des Nouvelles Technologies dans la relation médecin/patient:
    [url=http://www.lepoint.fr/sante/peut-on-se-fier-a-la-medecine-2-0-21-01-2012-1421914_40.php]un article récemment apparu sur Le Point[/url] souligne le développement du télé-conseil et la possibilités de dérives commerciales. L’intitulé est parlant: « Peut-on se fier à la médecine 2.0? ».
    « [i]Si le patient n’oublie pas d’aller consulter son médecin in fine, il n’y a pas de risque. Sauf réelle urgence, comme un infarctus par exemple, le téléconseil rend les mêmes services qu’un livre. D’ailleurs, nos grands-mères avaient le Larousse médical pour parer à leurs angoisses, notre époque donne priorité à l’interactivité.[/i] » dit le Dr le docteur Urbejtel, de MG France, le premier syndicat de médecins généralistes.
    Mais si le téléconseil (payant ou gratuit) paraît inoffensif en tant que ressource « culturelle » en accompagnement de la consultation, quid des outils qui permettent de développer la médecine préventive? Quid des dispositifs qui permettent au malade d’intervenir activement sur son état de santé, de participer aux choix thérapeutiques, qui contribuent à le rendre un patient éclairé?

    en réponse à : Quel est l’impact d’Internet sur la relation médecin/patient ? #10986

    Sounion
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    Si la consultation à distance apparaît plus comme une « marchandisation » de la santé qu’un service bénéfique pour la relation patient/médecin, il reste néanmoins intéressant de creuser les atouts qu’offre la communication virtuelle.
    Aujourd’hui en France, beaucoup de médecins craignent encore l’invasion des patients par le simple fait de donner leur adresse e-mail. Tandis que ceux qui le font confirment l’efficacité d’un échange qui permet de rassurer les patients quand les situations ne nécessitent pas une consultation, il serait intéressant d’avoir un retour à ce sujet par les professionnels !

    en réponse à : Quel est l’impact d’Internet sur la relation médecin/patient ? #10978

    Sounion
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    Je ne partage pas forcement les avis précédents. Sans doute la décision de modérer des sites d’e-santé à posteriori laisse la place à des participations parfois fantaisistes, mais il faut se questionner sur le sens de ces sites.
    Avec Internet, les patients ont obtenu un instrument précieux de participation directe à l’élaboration de la e-santé. Autrefois, aucune discussion sur les pratiques, les traitements, l’organisation du service de santé ne sortait des échanges entre professionnels et « experts ». Grâce à la Toile, les patients trouvent aujourd’hui des espaces d’expression et de partage de loin inimaginables, avant qu’Internet arrive. Or, pourquoi réduire l’intérêt des sites de e-santé pour la seule raison qu’ils ne remplacent pas la consultation médicale ? La e-santé est complémentaire et non substitutive de la relation médecin/patient. En revanche, c’est grâce à Internet que l’expertise des malades peut trouver une vraie valorisation. Et je ne pense pas que tous les domaines relatifs à la maladie doivent forcement passer sous le contrôle des médecins. L’exemple du site http://www.acor.org ou bien de http://www.patientslikeme.com le montrent assez bien !

    en réponse à : Un cancer est-il héréditaire ? #10781

    Sounion
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    Quelques informations au sujet des anomalies génétiques.
    En effet, tous les individus portent des cellules modifiées…certaines cellules somatiques perdent leur capacité de croissance contrôlée, en générale à cause de facteurs extérieurs: les radiations, le tabac, l’alcool, certains produits chimiques et virus peuvent provoquer des altérations dans les gènes de nos cellules. On dit qu’ils sont mutagènes.
    Lorsque ces dommages se produisent et sont détectés, la cellule peut réagir de deux manières différentes : soit elle se répare d’elle-même ; soit elle s’autodétruit afin de préserver les cellules voisines. Mais si les systèmes de détection, de réparation et de contrôle sont eux-mêmes altérés, la cellule peut alors se multiplier de façon incontrôlée et former une tumeur et parfois devenir cancéreuse.
    Différemment, quand une mutation directement impliquée dans le développement est présente dans toutes les cellules d’une personne, dès sa naissance. On dit qu’elle est « héréditaire ». Dans cette situation, une étape du processus tumoral étant franchie d’entrée, le risque de cancer de cette personne est plus élevé que celui de la population générale. On parle alors de « prédisposition génétique » au cancer.
    Une personne qui porte une mutation prédisposant au cancer dans toutes ses cellules a 50 % de risque de la transmettre à son enfant. Toutefois,c’est le risque qui se transmet et non le cancer.
    Cependant, dans les familles où une altération génétique prédisposant au cancer se transmet, le nombre de cancers déclarés est plus élevé que dans le reste de la population.
    Les cancers d’origine héréditaire sont majoritairement des cancers du sein,de l’ovaire, du côlon ou de la prostate.
    Dans ce panorama clinique, comment réagir face à un diagnostique de prédisposition génétique? Quelles propositions pour une personne à risque?

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