Une structure unique dans les Bouches du Rhône pour les travailleurs indépendants touchés par le cancer

Les questions relatives au maintien en activité et à la reconversion professionnelle prennent une dimension particulièrement cruciale pour les travailleurs non-salariés dont la situation en termes de prévoyance et de complémentaire santé est plus délicate et peut conduire rapidement à la mise en péril de l’entreprise et de l’emploi qu’ils ont eux-mêmes créés.

L’association Caire 13, structure unique en France, s’appuie sur un large réseau solidaires de professionnels bénévoles dédiés aux difficultés spécifiques à ces travailleurs indépendants : comment continuer à travailler pour maintenir un revenu malgré la maladie, comment adapter les charges à l’activité, comment négocier avec l’URSSAF-Union de Recouvrement des cotisations de sécurité sociale et d’allocations familiales, le RSI-Régime Sociale des Indépendants ou les autres caisses (MSA-sécurité sociale agricole, Carpimko-assurance vieillesse des professions libérales médicales) etc.  
« Tous disent se heurter à des murs d’incompréhension et de complexité, explique Christine Gavaudan, psychologue de l’association, « l’apaisement face à ces démarches est le premier bénéfice de  notre action. »

Une action qui consiste principalement à réaliser gratuitement un diagnostic socioprofessionnel de chaque situation singulière et à élaborer, sur la base des conclusions, un accompagnement personnalisé allant de l’accompagnement physique dans les démarches auprès des organismes compétents , à la collecte de documentation ou d’information, en passant par l’aide à la rédaction de courriers et la prise de contact avec les organismes et interlocuteurs adéquats.
L’association anime également des ateliers pratiques « Exercer en indépendant avec un cancer » visant à permettre aux participants d’échanger sur leur expérience d’indépendant face à la maladie.

Christine Gavaudan constitue le point d’entrée dans le processus : « Nous essayons lors des premiers entretiens d’orienter chaque personne au mieux en fonction de sa situation singulière et de ce qu’elle souhaite et se sent capable de faire : continuer à travailler, mettre son entreprise en sommeil, évoluer vers un nouveau statut ».

A partir de là, l’association fait appel au réseau de professionnels qu’elle s’est allié (assureurs, experts-comptables, avocats, banquiers, assistantes sociales) et aux divers partenaires institutionnels avec lesquels des conventions ont été signées (sécurité sociale, CCI-Chambre de Commerce et d’Industrie, CMA-Chambres de Métiers et de l’Artisanat, SAMETH-Service d’Appui au Maintien dans l’Emploi des Travailleurs Handicapés…).
Plusieurs
associations spécialisées dans le soutien psychologique  (ILHUPIntervenants Libéraux et Hospitaliers Unis pour le Patient), les questions juridiques (Juris Santé) ou le développement commercial (ECTI), interviennent également à ses côtés pour apporter des informations et des réponses fiables.

Trois mois à plus d’un an d’accompagnement sont nécessaires, selon la complexité des sujets et la nécessité ou non de mener à bien des négociations. La plupart des demandes aboutissent favorablement, notamment celles, en progression constante, qui concernent le maintien dans l’emploi.

 

Sylvie Favier 

 

 

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