Du Pr Moutarde à la bombe at home… hic !

L’édito DDcalé du 18 juillet 2014.

Vous le saviez peut-être… et sinon, je vais vous le révéler : c’est le Pr Moutarde, qui a tué les cellules cancéreuses, avec du gaz, dans le port italien de Bari… Si si… j’ai toujours été très fort au Cluedo.  Vous ne voyez pas où je veux en venir ? Alors partons faire une virée à deux, tous les deux sur les chemins, dans ton automobile, dans le sud de l’Italie, la la la. Non, mieux que ton automobile, prenons la DeLoreane de Doc & Marty pour retourner en décembre 1943. Un navire marchand… enfin naviguant puisque c’est un bateau, est à quai et OK… enfin jusqu’à ce qu’un avion… volant donc… ne le bombarde. Il était rempli de bombe au gaz moutarde. Bilan 1000 morts et un gros nuage de gaz qui monte au nez de tous les militaires du coin. Un lieutenant-colonel déménage à Bari… sans éléphant et sans se tromper… pour étudier les effets de ce gaz pas très hilarant qui a fait tant de Ravage… au Bar javel ?… pendant la première guerre mondiale. Il découvre alors que le gaz attaque la moelle osseuse et détruit les globules blancs.

Là, vous avez compris… et oui le paradoxe dramatique et historique d’un produit élaboré à des fins militaires et utilisé pour tuer, qui aboutit à des chimiothérapies et à la guérison de nombreux malades, en l’occurrence… beurk…, atteints de Hodgkin, leucémies ou tumeurs cérébrales. Il y a en effet de nombreux exemples de ce phénomène paradoxal… et ce n’est pas en sommeil… en cancérologie où les traitements détruisent pour régénérer, ablatent… et donnent le cafard… pour mieux vivre.

 L’histoire de la bombe atomique en est la meilleure illustration. Un autre médecin, le Dr Folamour en avait peur. D’autres, plus belliqueux, l’ont lancée. Là aussi, de ce drame de l’histoire pas si lointaine, de grandes et belles avancées médicales sont nées… et pif… et ce ne sont pas des gadgets. Est-ce cela Hiroshima mon amour ? De la destruction Resnais la vie ou en tout cas y participe… La médecine nucléaire est en effet aujourd’hui incontournable. Elle comprend les applications médicales, les médicaments basés sur l’utilisation de sources radioactives non-scellées… et donc à cru… hue dada.

Des molécules sont injectées comme traceurs, réactifs… même pour les chauves… Cette médecine nucléaire est utilisée notamment en imagerie fonctionnelle : scintigraphie… mais pas dessin mammaire… ou tomographie par émission de positon… le fameux TEP départ ou en radio-immunologie, pour les diagnostics biologiques… Et bien sûr en radiothérapie.

Nous avons en France un réacteur nucléaire dédié notamment à la production du Technétium… non pas 99 francs, ni 99€, mais 99m… et oui Maryze. Il ne s’agit pas du nouveau son sur lequel se déhancher sur les plages d’Ibiza cet été ; le Technétium 99m est l’un de ces produits radioactifs très utilisés pour les scintigraphies. Osiris, car tel est son petit nom, n’est pas en toc, ni antique. Il a tout de même été mis en service en 1966. Il devrait s’éteindre non pas dans Seth ans mais dès 2015 alors que le centre qui prendra le relais en cas… d’arrache, n’ouvrira qu’en 2018. Le Centre à l’Energie Atomique a demandé un report de la fermeture d’Osiris à 2018 pour assurer la transition et éviter la pénurie de Technétium 99m. Une demande restée hiéroglyphe mort…

Alors pour que Marisol Touraine qu’elle soit… enfin plutôt ministre de la Santé… prenne la bonne décision pour les malades d’aujourd’hui et des prochaines années, allez signer, enfin cocher et cliquer, bref, allez voir ni chez les grecs, ni chez les égyptiens mais ici, sur la page de la pétition.

Damien Dubois