Nolme

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  • en réponse à : COMMENT AIDER UN PATIENT LORSQU’IL SAIT QU’IL VA MOURIR? #10581

    Nolme
    Membre

    A relire le sujet, je doits être la seule cancéreuse qui y est répondu….. pourquoi ne pas nous demander directement ce que nous attendons de notre entourage à ce moment crucial. Je suis au bord de l’abime, si ma dernière chimio ne fonctionne pas,….. je commence à réfléchir à ma sortie.

    en réponse à : COMMENT AIDER UN PATIENT LORSQU’IL SAIT QU’IL VA MOURIR? #10570

    Nolme
    Membre

    Bonjour – en tant que malade en phase aggravée – je vois les choses ainsi. Laisser tout ceux qu’on aime, laisser tout ce qu’on aime, laisser la vie tout simplement, ça donne de la colère et de la peur. On s’enferme en soi pour ruminer tout cela, faut laisser le temps au temps.
    Une chose pourtant, si mon état me le permets encore, faire des choses que j’ai toujours eu envie de faire, seule ou avec ma famille et mes amis. Pas facile la situation, comment faire accepter aussi notre départ à ceux qui nous aime… ça doit le tracasser aussi. C’est être là tout simplement, auprès de lui et d’en profiter autant que l’on peut, comme lui profitera de vous. L’acceptation du départ d’un être aimé n’est pas chose aisée, nous le sentons et on ne sait pas toujours vous aider à l’accepter.

    en réponse à : Quelle place pour les proches et la famille? #10555

    Nolme
    Membre

    Etant Président d’une association, on me contacte souvent pour savoir comment faire? Ca c’est l’expression qui revient constamment dans la conversation  » que puis je faire ». Souvent c’est un membre de la famille qui se renseigne. Je réponds avec ma propre expérience. Le malade a t il un ami(e) proche, très proche… avec qui il partage son intimité (dans la parole uniquement). C’est cette personne qui en général devient le pilier. En tant que malade j’ai toujours cherché à protéger les miens, mari, enfants et parents. La seule personne avec qui je m’autorisais à m’épancher était ma meilleure amie. Je n’avais d’ailleurs pas à parler, elle savait, avant que je parle.
    Elle m’a accompagné partout dans mon parcours de soins. Elle a fait l’infirmière, l’accompagnatrice, etc… elle a su assumer tous les rôles pour que je continue à vivre normalement pendant les soins. « Tu es fatiguée ?, je passe te chercher, on va marcher » et hop, un coup de pied quelque part pour que ma machine reparte. On autorise bien des choses à ce pilier qu’on autorise pas à notre entourage. Tous les ami(e)s ne savent pas s’y prendre, c’est terrifiant de savoir que votre ami(e) est malade et qu’il faudra l’accompagner jusqu’à la mort parfois. On parle toujours des conjoints, moi, j’aimerai saluer ce travail des amis qui sont parfois, notre vraie famille. J’aimerai connaitre votre expérience, ça m’aiderait lorsqu’on me pose cette question. Donner moi un autre point de vue pour ma réflexion. Merci

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