sylvain

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  • en réponse à : Comment le couple peut-il gérer le quotidien de la maladie ? #10551

    sylvain
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    le cancer montre ici toute l’horreur de ce qu’il provoque comme bouleversements dans nos vies.
    Comme s’il ne suffit pas d’être atteint de cette saleté, il faut aussi gérer l’autre, gérer le couple et tentait de se gérer soi-même au sein du couple et face à soi.
    En quatre ans, j’ai rencontré des personnes qui disaient se ficher de mon cancer, mais se sont avérées s’arrêter à lui ; j’ai rencontré des personnes qui disaient que je n’étais pas mon cancer et qui pourtant ne savaient pas voir au-delà.
    En tout cas, ce qui est sûr, c’est que je n’ai rencontré personne qui a accepté d’assumer, même quand cela était déclaré et affiché comme une intention sérieuse, une vie de couple avec moi.
    Je ne cache pas ne pas l’avoir moi-même voulu la plupart du temps. Mais lorsque cela a été le cas, je n’ai pas été déçu du voyage en enfer qui m’a été offert : un aller simple dans le mur, dont il est difficile sur le plan sentimental, mais aussi à l’égard de son orgueil et sa fierté, déjà fortement bousculés par la maladie, de se relever.
    Je crois qu’il faut se rendre à l’évidence, tout ce qui nous rend différent nous éloigne. Et le cancer nous rend très différent malheureusement. Nous n’avons pas le même quotidien, le même rythme, les mêmes préoccupations au jour le jour. Il faut admettre que cela n’est pas évident à accepter pour l’autre, surtout quand ses intentions à notre égard ne sont pas aussi fermes qu’exprimées.
    « Il n’y a pas d’amour heureux » pour Aragon. Avec le cancer, en tous les cas, il n’y a que des amours malheureux !
    Mon seul témoignage pertinent finalement est de dire qu’être seul face au cancer lui donne une dimension insoupçonné par ceux qui sont entourés par une famille, ou, car cela est d’une autre nature, en couple.
    Le rapport des non malades avec les malades, qu’ils leurs soient proches ou non est très difficile à saisir, car en définitive on s’attache plus à questionner le malade que son entourage, dont on pense qu’il doit être au rendez-vous et avoir l’attitude de soutien parfait et permanent qu’on attend de lui… Alors que faire face, même pour l’entourage reste chose délicate.
    Je ne sais pas si je suis très cohérent dans ma contribution à ce forum, mais j’espère avoir réussi à me faire comprendre.

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