Observance/Adhésion : ordre de mobilisation médicale

Edito DDcalé du 17 juillet 2015

Par communiqué des organisateurs du colloque, la mobilisation des professionnels de santé est ordonnée ainsi que la réquisition des moyens de formation et de communication nécessaire à l’adhésion des malades à leur traitement.
Le premier jour de mobilisation est : aujourd’hui.
Ordre mobilisation

Tout professionnel de santé, soumis aux obligations statutaires… et pas que les Hippocrate honnêtes… doit, sous peine d’être honni, avec toute la vigueur des défenseurs des droits des malades, obéir aux prescriptions… qui ne donnent pas lieu à remboursement… du fascicule de recommandations. Sont visés par le présent ordre tous les professionnels présents au cyprès des malades… ça veut dire à coté en plus conifère… : les médecins, y compris en ville, et les autres professionnels du soin, y compris les nouveaux métiers émergeant dans l’accompagnement des malades. Les autorités associatives et de défense des droits des malades sont garants du présent décret.

Tel pourrait être l’appel du 2 juin lancé par les malades de Gaule… en général… pour faire front commun contre le seul objectif qui vaille: la maladie et ses conséquences. Certains professionnels voient encore le débarquement des représentants des malades dans leur champ d’action comme un casus belli… l’en mer… d’heure… en heure, heureusement, ils sont de plus en plus rares. Et, désormais, ils sont majoritairement ouverts… ou tout bleu… de travail collaboratif au bénéfice des malades.

Pas besoin donc de fumer le calumet de la paix… de toute façon, le tabac, c’est tabou ; on en viendra tous à bout… mais juste de co-labourer… c’est une collaboration pour semer à long terme et co-construire pour aboutir à la co-décision thérapeutique. Que de co…Mais de là à faire Cocorico, y a encore un gap…. Ou un nid de poule… coq qu’on en dise.

Et pour remplir ce gap, et répondre au 3ème axe de recommandation, il est nécessaire que la formation initiale et continue des professionnels de santé évolue en intégrant des patients formateurs, dès sa conception pour y inséminer les enjeux de la maladie avec les traitements au long… fleuve pas tranquille qu’est la vie avec une maladie chronique qu’on s’appelle Le Quesnois ou Groseille et ré-humaniser cette relation, ce binôme médecin/malade.

Cela est d’autant plus facile qu’il existe aujourd’hui des nouvelles approches de formations notamment grâce aux nouvelles technologies, aux jeux de rôles et serious games qui ne sont pas antinomiques. Une démarche qui ne s’adresse pas qu’aux médecins car dans la relation médecin/malade est souvent mis en cause la très mauvaise coordination entre les professionnels de santé avec pertes et collusion d’informations parfois contradictoires. Un problème donc de co-mmunication renforcé par l’éternel sujet de l’organisation des soins entre la ville et l’hôpital.

Allez on se démobilise pas et on avance… la fleur au stéthoscope.

Damien Dubois