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Vaccin Covid-19 et Cancer : où en est on ?

Les virus sont-ils les ennemis de l’Homme ? Certains virus, dits oncolytiques, attaquent les cellules cancéreuses et pourraient intervenir favorablement dans l’avenir thérapeutique contre les cancers. Néanmoins en cette période de pandémie mondiale, des craintes légitimes se font entendre. Certains aprioris ne sont pourtant pas forcément fondés scientifiquement. Retrouvez dans notre article, les éléments majeurs à connaitre sur cette nouvelle phase de la pandémie, la vaccination.

Les virus sont-ils tous nos ennemis ?

Les virus ont une image négative et la pandémie Covid-19 a engendré d’importants bouleversements sanitaires et sociaux, renforçant les craintes tant sur les virus que sur les vaccins. Afin de commencer cet article sur une note d’avenir positif, nous tenions à vous rappeler que certains virus, lorsqu’ils sont correctement employés, peuvent s’avérer être bénéfiques pour les personnes atteintes de cancer. En effet, les virus oncolytiques, qui attaquent les cellules cancéreuses et épargnent les cellules saines, pourraient bien être l’avenir des thérapies anticancéreuses en augmentant l’efficacité des traitements d’immunothérapie, d’après Jean-François Fonteneau, chercheur à l’Inserm, dans le dernier numéro de Sciences et avenir.

Où en sommes-nous ?

Selon le plan de vaccination anti-Covid présenté en décembre par le gouvernement, les personnes présentant des risques liés à une pathologie chronique, dont les malades de cancers, seront vaccinés lors de la 2ème phase du plan de stratégie vaccinale. Elle devrait commencer en février 2021. Les personnes de plus de 75 ans, ainsi que celles atteintes de cancers et de maladies hématologiques malignes en cours de traitement par chimiothérapie, ainsi que ceux traités par allogreffe de cellules souches hématopoïétiques. ont été invitées à se faire vacciner à partir du 18 janvier 2021, en prenant rendez-vous dans un centre de vaccination. Le bon expédié par la sécurité sociale ne sera pas obligatoire pour les plus de 75 ans. En revanche, une prescription médicale est nécessaire pour les personnes atteintes de cancer sous chimiothérapies.
La vaccination est gratuite.
À partir de février, les personnes de 65 à 74 ans pourront se faire vacciner.

Les professionnels de santé en oncologie sont également en cours de vaccination.

Le vaccin actuellement disponible en France (Comirnaty® de Pfizer-BioNTech™) est efficace à 95 % en termes de prévention des formes graves de la maladie, et les données de tolérance sont rassurantes (réaction allergique moins d’une fois sur 100 000). Il s’agit d’un vaccin à ARN messager ou ARNm.
Un second vaccin à ARN messager est disponible en France (VACCIN COVID-19 MODERNA®). Le premier stock a été livré dans 4 régions prioritaires, où la circulation virale est très active (Grand-Est, Bourgogne-Franche-Comté, Auvergne-Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte d’Azur).

Ce qu’il faut savoir sur le vaccin ARN messager

La vaccination consiste à injecter une forme diminuée ou inactive d’un agent infectieux, ou bien certains de ses composants dans l’organisme d’un patient afin de le préparer à un contact  plus virulent ultérieurement avec le virus.

Suite à la vaccination, l’organisme peut en effet développer des cellules immunitaires ayant « mémorisé » le virus. Elles seront ainsi capables de reconnaître instantanément cet agent si le patient y est exposé « naturellement ».

L’objectif est alors d’enclencher une réaction immunitaire qui va ainsi permettre d’éviter par la suite une contamination.

Les vaccins à ARNm ont de nombreux avantages et notamment en période pandémique. En effet, leur atout majeur est leur rapidité de développement par rapport à ceux contenant des protéines virales.

A ce jour, les études cliniques concernant les vaccins disponibles sur le marché n’ont pas inclus de patients atteints de cancer, néanmoins il disposent d’un certain recul d’utilisation chez ces mêmes personnes. Les vaccins à ARNm sont actuellement étudiés pour lutter contre le cancer. Pour le moment, ils n’ont pas démontré leur efficacité, en revanche les études ont montré que les vaccins à ARNm étaient bien tolérés par les malades de cancer.

Pour en savoir plus sur leur mode de fonctionnement nous vous recommandons de visionner cette vidéo : https://vimeo.com/492781484

Que recommande l’INCa ?

L’INCa recommande la vaccination, si vous êtes atteints d’un cancer.
Parlez-en avec votre oncologue afin de prendre cette décision ensemble, notamment au regard de vos traitements. En effet, certains immunodépresseurs pourraient réduire l’efficacité du vaccin.

  Par ailleurs, il est impérativement de poursuivre votre parcours de soins habituelen respectant évidemment les consignes et gestes barrières des autorités de santé. Il est tout aussi important de sensibiliser votre entourage et à les inviter à respecter également ces consignes. 

Plus d’informations et de réponses à vos questions sur le site de l’INCA !

Nous vous recommandons aussi la lecture de notre article sur les différents vaccins en cours de développement :

https://www.cancercontribution.fr/vaccin-et-covid19-etat-de-la-recherche/embed/#?secret=DPN61yVyAY

Nos sources :

Communiqué de presse du 14 janvier 2021 d’Olivier Veran: Ouverture de la vaccination aux patients vulnérables.

Le site de la Haute Autorité de Santé : Strategie-de-vaccination-contre-le-sars-cov-2

Le site du Centre de Lutte Contre le Cancer Henri Becquerel : https://www.becquerel.fr/vaccination-anti-covid-des-patients/

Vidal : https://www.vidal.fr/actualites/26471-strategie-vaccinale-contre-la-covid-19-introduction-du-vaccin-moderna.html

L’article de Sciences et Avenir « Les virus oncolytiques, ces virus tueurs de cancer »

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